Inuvik, 19 juin 2013

19 Juin 2013 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Les préparatifs vont bon train! L’été dernier, la condensation à bord nous a vraiment fait...suer, je devrait plutôt dire nous a embêtés étant donné les conditions de température ambiante!  Alors aujourd’hui pour éviter la formation d’humidité , causé par le contact du froid et du chaud, nous avons commencé l’isolation du contour des hublots ou environ 3 cm d’acier était resté non isolé! Nous avons passé toute la journée à découper et installer des bandes de «styrofoam bleu», travail que nous terminerons demain. Ensuite nous ferons des «châssis doubles» en apposant un film plastique sur les cadres des hublots.

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Inuvik, 19 juin 2013

19 Juin 2013 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Les préparatifs vont bon train! L’été dernier, la condensation à bord nous a vraiment fait...suer, je devrait plutôt dire nous a embêtés étant donné les conditions de température ambiante!  Alors aujourd’hui pour éviter la formation d’humidité , causé par le contact du froid et du chaud, nous avons commencé l’isolation du contour des hublots ou environ 3 cm d’acier était resté non isolé! Nous avons passé toute la journée à découper et installer des bandes de «styrofoam bleu», travail que nous terminerons demain. Ensuite nous ferons des «châssis doubles» en apposant un film plastique sur les cadres des hublots.

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Inuvik, mardi 18 juin

18 Juin 2013 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Aujourd’hui, journée fructueuse ! C’est sous un soleil radieux que nous avons installé Dodger et Bimini, les voiles, sorti le canot pneumatique sur le pont, lavé et séché les housses de nos matelas, aéré le bateau, fait remplir les bombonnes de gaz propane en ville, etc. Une idée du prix, le remplissage de la bombonne de 20 lb, 41$ et la plus grosse qui doit faire un peu moins de 40 lb, 67$. C’est quand même mieux que les 140$ payés l’été dernier pour l’achat de la petite 20 lb!


On nous a prêté la voiture de la compagnie pour faire nos achats en ville et nous en avons profité pour aller prendre des informations au « Visitors centers ». On nous a informés de la tenue d’une danse traditionnelle (Drum dance), ce vendredi, dans le cadre de la journée des autochtones (aboriginal day). C’est une chance, pour nous, de pouvoir filmer cet événement qui se passera en plein air, au centre de la ville d’Inuvik.

Le soleil ne se couche presque plus. C’est plein jour tout le temps. Le thermomètre a frôlé le 24 degrés aujourd’hui et tenez-vous bien les prévisions pour mercredi 24, jeudi 29, vendredi 33 et samedi ce sera un peu plus frisquet avec un petit 23 !! 

Claire et Guy

 


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Inuvik, lundi 17 juin

17 Juin 2013 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Inuvik, 17 juin 2013


Nous avons retrouvé Balthazar comme nous l’avions laissé. Tout est sec, propre et impeccable... ou presque. Il y a bien ces petites taches de moisissures (héritage de l'humidité qui régnait à bord l'été passé) qui se sont formées sur le bord des hublots de pont (sur le bois nu de petits tasseaux), et un peu de poussière, mais ça s’arrange facilement. 

Ce matin, il faisait un peu froid pour travailler sur le bateau (2 degrés) et il tombait quelques gouttes de pluie poussées par un bon vent du nord. Nous avons alors décidé de préparer et comprendre le fonctionnement du téléphone satellite Iridium, au chaud, dans notre chambre de la barge-hôtel. Nous avons réalisé que pour télécharger des documents il nous fallait un fournisseur de service, ce qui ne sera pas gratuit bien sûr! Vive la radio amateur et le service Winlink!

Après-midi, encouragés par le retour du beau temps, nous avons testé notre radio amateur pour essayer de comprendre nos déboires de l’été passé (l’appareil n’a pour ainsi dire pas fonctionné correctement de tout l’été). Avec un instrument qui mesure les Watts qui passent dans un sens et dans l’autre — prêté par Bill, électronicien à la retraite venu passer quelques semaines au chantier pour l’entretien des systèmes électroniques des remorqueurs —, nous n’avons découvert aucune anomalie! Les prochains tests se feront à l’eau, la semaine prochaine.

Claire et Guy

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Inuvik, dimanche 16 juin

16 Juin 2013 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Nous passerons les prochains jours dans cette barge-hôtel, le temps de préparer Balthazar. De toute façon, il faut attendre que le delta du Mackenzie et la côte se libèrent de la glace hivernale, ce que nous espérons pour la première semaine de juillet.

En attendant, nous retrouvons les mêmes conditions que nous avions trouvées l’automne dernier au chantier de la compagnie Horizon North aux abords du fleuve Mackenzie. 

Nous sommes installés dans une chambre confortable. Nous avons accès aux douches et aux machines à laver et nous prenons nos repas en compagnie des équipes de travail du chantier. C’est très sympathique. Cela nous facilitera grandement la tâche pour préparer le bateau avant sa remise à l’eau.

Claire et Guy

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Vers l'Alaska

14 Juin 2013 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Jeudi 13 juin 2013

Fébrile, anxieuse, excitée, stressée... voilà comment je me sens avant notre départ vers l’Alaska. Cette fois-ci, nous serons seuls, Guy et moi, pour entamer ce voyage autour de l’Alaska. 

Nous apportons un téléphone satellite (Iridium) qui nous facilitera grandement la tâche au niveau des communications, et apportera une touche supplémentaire de sécurité. La météo demeure l’aspect le plus important et, aujourd’hui, avec toutes les données journalières qu’on peut recevoir via la radio amateur et le téléphone satellite, il est possible de prévoir ce qui nous attend en terme de vent, de température et de pluie.

Il nous reste quelques préparatifs à faire à la maison avant de prendre l’avion samedi vers Inuvik, où se trouve présentement notre voilier, Balthazar. Inuvik se trouve aux abords du fleuve Mackenzie, dans les Territoires-du-Nord-Ouest, à la frontière du Yukon. L’Alaska se trouve à quelques centaines de milles à l’ouest.

Le voyage de cet été se terminera dans trois mois, dans les Aléoutiennes. 

Dans les prochaines semaines, Guy et moi vous transmettrons le plus fidèlement possible nos impressions du voyage !

À bientôt,

Claire


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Le grand Nord 4000 milles en 3 mois

4 Novembre 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Henryville (Québec) Canada

Dimanche 4 novembre 2012

Balthazar est hiverné et passe l'hiver sous les grands froids d’Inuvik.  Aujourd’hui, nous sommes de retour à la maison depuis un peu plus d’un mois. La pression de trois mois de navigation intense s’est évacuée lentement mais surement. Je réalise peu à peu l'ampleur du trajet parcouru, je réalise aussi que le trajet humain que chacun d'entre nous a accompli est et sera toujours une grande richesse. 

Je me suis parfois senti bien isolé, pas seul, car je pouvais compter sur un équipage extraordinaire, mais éloigné du connu de ce qui fait qu'on se sent en maitrise d'une situation, car elle nous est familière. Avec le froid, l'éloignement, la météo incertaine et ses coups de vent, les petits problèmes techniques peuvent nous sembler, pendant quelques minutes, insolubles. Le manque d'espace et de liberté de mouvement sont des facteurs de stress puissants auxquels chacun d'entre nous a du faire face. Le sentiment de vivre en promiscuité est d'autant plus présent, confinés que nous sommes à bord d'un espace restreint dans des conditions climatiques rigoureuses.  

La patience, la compétence et la présence de nos équipiers, Nicole, Yann et François, ont fait de ce périple nordique une belle réussite. Merci!

Quant à Claire ma conjointe adorée qui a su relever un défi gigantesque en m'accompagnant dans cette aventure un peu folle, c'est beaucoup plus qu'un grand merci que je veux lui exprimer. Les mots me manquent... merci Claire! 

Merci à vous tous, amis du nord pour votre accueil et votre gentillesse!

Guy

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Last leg: from Tuktoyaktuk to Inuvik: Yann

17 Septembre 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Last leg: from Tuktoyaktuk to Inuvik


I am writing aboard while we are sailing up the beautiful and quiet Mackenzie river to our last stop: Inuvik where the boat will winter. The landscape has drastically changed since Cambridge Bay or even the stopped we had on the way to Tuktoyaktuk. Tuktoyaktuk, still on the marine coast but at the mouth of the river, still across the Arctic Circle yet not polar any more, still an Inuit town but very southern Canadian in many ways. The language is gone and a road comes here. Now there is a night and a morning everyday, here there are trees, cumulonimbus and the weather resembles what we call a winter.

 

It looks like a nice place to end an Arctic journey, the North-West Passage is technically completed and the vegatation desolation and cities isolation are behind us.
Of course there is still much ahead. The Inuit populations and culture continues in various and certainly interesting ways in Alaska and Russia. Other native or migrated population are to be visited. I would definitely like to meet these people striving or thriving such extreme environments, I would like to experience all these Arctic natures, the North Slope of Alaska, its steep mountains, the improbable Diomede Islands lying at the verge of everything, the fierce Chukchi sea as well as the perfect geometry of the volcanic Aleutian Islands. And then, then is Japan, Siberia, or the western coast of America. We also heard along way of the beauty of the rivers, many of which so little visited, especially in Russia. Then is the rest of world. Later.

Now is fall coming, some parts of the boat and the crew are tired. Good mental and physical exhaustion aboard. It has been 3 months of sailing, a few thousands kilometres, many degrees both on the map and the thermometer, many calories left at sea but also many encounters many cultural experiences, many discoveries and as many departures. Now is the time to winter, to get back home and spend time with people, to soak with our experience and shape the dreams for the coming ones.

 

Yann

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De Gjoa Haven à Inuvik: Claire

18 Septembre 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

De Gjoa Haven à Cambridge Bay et à Inuvik

Lundi 27 août

Notre traversée de deux jours pour arriver à Cambridge Bay s’est bien passée. Nous avons fait beaucoup d’heures à moteur mais terminons sous voile, avec un vent portant qui nous mène à 6,5 nœuds avec deux ris dans la grand-voile. 

Le soleil se montre! Ça faisait longtemps que nous l’avions vu! Ça fait du bien! En début de soirée le ciel bleu fait place aux nuages bien denses et la pluie vient ajouter une touche un peu triste au paysage. Nous arrivons de nuit, une nuit colorée à l'encre noire, et nous ancrons non sans avoir fait plusieurs zigzags pour trouver les fonds propices.


Vendredi 31 août

Hier, nous avons fait une sortie culturelle.  Nous avons passé la journée à filmer des dames Inuits qui préparaient à manger façon traditionnelle; poisson cru, soupe de poisson, pain bannock étaient au menu.

Le Bannick ou Bannock, pain rapide que les Inuits cuisent en friture.

Aujourd’hui, nous avons eu une belle surprise! Deux jeunes filles Inuits de l’école secondaire sont venues nous faire une prestation vocale dans la bibliothèque de l’école.

J’avais demandé à, Renée, la responsable du centre culturel, de me dire si elle connaissait des chanteurs de gorge (chant traditionnel Inuit). Elle m’a dit qu’elle demanderait à deux jeunes étudiantes si elles voulaient bien chanter pour nous… Elles sont venues après les classes!

Quelle surprise de les entendre! C’était fabuleux!

Donna et Judi

Elles chantent de façon parfaitement naturelle, comme un jeu, sans sembler se douter elles même que le résultat est grandiose! Sans à peine bouger les lèvres, des sons sortent de leurs gorges et forment des rythmes étonnants. Elles construisent, par leur voix, des paysages en mouvement, des vols d’oiseaux, des vagues qui déferlent… Toute leur histoire est transmise par ces sons venus du fond des âges, des sons qui nous interpellent et nous transportent dans des contrées inconnues.

Dimanche 2 septembre

Départ de Cambridge Bay, ça y est, nous reprenons la route. Le vent est favorable pour quelques jours, juste le temps d’aller nous abriter dans une baie de Edinburgh Island. Ça nous permet aussi de nous reposer pour affronter la plus grande part de cette étape où nous passerons encore quelques nuits à faire des quarts part temps froid et venteux. J’avoue que ce n’est pas ce qui me plait le plus… C’est peu dire.


Vendredi 7 septembre

Après quelques jours de navigation par bons vents portants qui nous faisaient filer à plus de 5 noeuds, le vent a faibli  et nous avons terminé au moteur. L’arbre d’hélice commence à faire de drôles de bruits et ne tourne pas bien! Guy fait une réparation de fortune en essayant de visser des boulons presque inaccessibles…  Nous éviterons la marche arrière pour les prochains jours.

Nous sommes ancrés depuis hier matin dans une baie protégée, à Pearce Point Harbour. La météo prévoit un fort coup de vent et c’est l’endroit idéal pour attendre que ça passe.


Pearce Point Harbour

Le coup de vent est arrivé ce matin. Nous nous sommes levés tard, 9h00, avons préparé le déjeuner doucement quand tout-à-coup, Guy trouve qu’on s’est rapproché du bord. On regarde par les hublots et on surveille pendant une minute… On n’est pas très sûr. Le sondeur montre que les fonds descendent un peu. Peut-être qu’on tourne sur notre ancre, tout simplement? Guy décide de démarrer le moteur au cas où… 30 secondes plus tard, François dit d’un air dégagé : « On se rapproche du bord ». Guy regarde et saute dans le cockpit en criant : « On s’échoue, tout le monde dehors! ».

Je ferme les feux du café et des toasts et je laisse les gars réancrer le bateau un peu plus loin. On l’a échappé belle!

Après le déjeuner, le vent souffle de plus belle. Il fait froid. Je suis installée sous mon sac de couchage dans mon lit et je les entends discuter de tout et de rien…. Ils parlent de poker, de logiciels, d’argents à la bourse… et de bateaux!

Ils s’apprêtent à jouer aux cartes. Pourquoi pas! Je me joins à eux. 

Dimanche 9 septembre

Nous sommes toujours ancrés à Pearce Point Harbour.  C’est un beau mouillage. Hier, nous sommes allés marcher à terre. Nous y avons trouvé une ancienne base de recherche maintenant à l’abandon, avec ses bâtiments, ses routes, ses pistes d’atterrissages pour hélicos et avion…  Aussi, une cabane de bois, aménagée comme un camp de chasse et pêche; table, chaises, lit, poêle… et plein de détritus et d’objets de toutes sortes… et même une canne à pêche laissée là pour qui voudrait taquiner l’omble arctique.


Nous avons marché jusqu’à la pointe où nous avons observé les vagues immenses qui se fracassaient sur les rochers. Beau et impressionnant de voir et sentir cette force en action.

Lundi 10 septembre

Le temps s’est calmé et nous partons enfin vers Tuktuyaktuk, pour deux jours deux nuits de navigation. Le vent est léger et variable.

Mercredi 12 septembre

Arrivons à Tuktuyaktuk. Après le plein de nourriture et une visite dans le « congélateur communal » (caverne creusée dans le permafrost où les familles congèlent leurs denrées). Nous allons à l’école où nous pouvons nous connecter à internet et prendre une douche… froide.


Nous essayons le téléphone cellulaire et … il fonctionne!!! Nous avons un forfait que nous pensions utiliser tout le long du voyage dans la portion canadienne et c’est ici que nous pouvons enfin l’utiliser. J’appelle mes filles et mes parents qui sont bien contents de m’entendre! Les émotions sont au rendez-vous!

Après tous ces mois intenses avec leurs moments de stress et de fatigue, on dirait que le fait de terminer le voyage fait tomber la pression et les émotions ressurgissent très fortement. Je réalise que j’étais sous tension continuelle, refusant inconsciemment de libérer mes émotions… Des vacances me feront du bien. 

Vendredi 14 septembre

Ce matin, après avoir cherché en vain des cartes nautiques du fleuve Mackensie, nous partons à la découverte de ce plan d’eau inconnu. On nous affirme qu’il est bien balisé… J’espère! Nous ne naviguons jamais sans cartes et partir comme ça est déstabilisant malgré nos cartes électroniques.

Le mal était à prévoir, l’eau est brune opaque et nous nous échouons dans un banc de sable, en fin d’après-midi. Après avoir essayer de tirer le bateau avec l’annexe, de le faire giter en tirant la drisse du haut du mat… nous avons finalement réussi en allant porter une ancre plus loin avec l’annexe et en tirant le bateau avec celle-ci. Ça nous a pris une heure! Ensuite, nous avons cherché un ancrage pour passer la nuit dans le canal. François et Yann étaient dans l’annexe et sondaient les alentours devant le bateau pour éviter un deuxième échouage… Ça nous a pris une bonne heure et demie.

Nous avons ancré à 20h30. Souper et dodo.

Samedi 15 septembre

Grosse journée de navigation dans les canaux de la Mackensie. Nous faisons la vigie deux par deux : un tient la barre et l’autre surveille les environs et essaie de voir les bouées. Celles-ci nous permettent d’éviter les hauts fonds et sont placées (habituellement) de chaque côté du chenal de navigation (bouée rouge à droite, tribord et bouée verte à gauche, bâbord). Ici, c’est n’importe quoi. Les bouées sont très éloignées les unes des autres et le soleil de face, aveuglant, nous rend la tâche plus difficile.

Il fait de plus en plus chaud. On observe ici le résultat d’un micro climat qui permet la présence des arbres. Conifères et feuillus étaient absents dans toutes cette portion de l’hémisphère mais ici on s’émerveille devant de tous petits arbres qui deviennent de plus en plus nombreux. Il fait un temps radieux, la nature est magnifique et on avance bien.

Nous ancrons vers 17.00 heures devant un groupe de petites maisons. Nous allons voir à terre et découvrons un  camp d’été pour jeunes « Reindeer Station ».

Après souper, Yann part en randonnée sur la montagne.

Dimanche 16 septembre.

Nous sommes partis à 8 heures. Nous pensons arriver à Inuvik, notre dernière escale, vers 2 heures cet après-midi. Le temps est partiellement couvert mais il fait assez chaud (7 à 10 degrés).

Nous laisserons le bateau à Inuvik pour l’hiver. Les prochains jours, nous ferons lever le bateau à terre, nous hivernerons le moteur, les réservoirs d’eau et les toilettes… Nous rangerons tout le matériel et ferons nos baguages pour revenir à Montréal via Edmonton et Toronto, en avion.

Le voyage touche à sa fin.

Claire

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Réponses à quelques questions.

13 Septembre 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Dernièrement je n’ai pas vraiment pris le temps d’écrire. Bien occupé avec la navigation, l’entretien de Balthazar et la vie à bord. Voici quelques réponses à des questions qui nous sont régulièrement posées. Température actuellement à Tuktoyaktuk 4 C (Parrait qu’y a fait plus de 30 C au mois de juillet, humm..). Groenland au mois de juillet 10 à 18 C, Arctique canadien aux mois d’août et septembre 3 à 12 C. 

Icebergs en baie de Disko

À la question à savoir s’il fait beau dans le nord. Hé bien au Groenland nous avons eu beaucoup de pluie à l’escale de Nuuk et nous fumes choyés par le beau temps ensoleillé de la baie de Disko. Ensuite brouillard, pluie, neige et temps froids furent notre lot quotidien dans l’archipel arctique canadien. Mais avec un bon « Kanuk » sur le dos, mitaines et tuque ce n’est pas si mal.

Nous mangeons très bien à bord, merci Claire et malgré que nous mangeons comme des ogres nous maigrissons!

Il n’y a pas d’alcool en vente en Arctique. Nous avons par contre été invités à prendre une petite bière dans un Club privé à Cambridge Bay.  Club ouvert seulement le vendredi soir.

Faites-vous de la voile ou  du moteur? Nous faisons vraiment beaucoup d’heures moteur, je pense que nous en sommes à 50/50 pour le moment. Oui, nous allons sortir Balthazar de l’eau à Inuvik. L’automne est déjà là, les dépressions se suivent à la queue leu leu avec des vents que nous n’avons pas le goût d’affronter et il faut bien le dire, nous sommes un peu fatigués. À suivre...

Guy

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De Cambridge Bay à Tuk: Vu par François

13 Septembre 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

De Cambridge Bay à Tuk

Mardi le 28 août,

Grasse matinée, nous ramenons le bateau plus près du village, ayant dû mouiller loin à l’ouest selon les indications de « Margerite » (voilier ami) déjà ancrée à cet endroit sur les indications de la garde côtière. Nous allons donc directement à quai et commençons la découverte de Cambridge Bay par le centre d’accueil touristique (pas piqué des vers pour un petit village!) et le centre culturel où nous découvrons une liaison internet digne de ce nom… douche et prise d’informations pour le mazout, l’eau et le lavage de linges. C’est une journée marquante dans ce périple car nous décidons de mettre fin au voyage de cette année à Inuvik (petite ville au sud de Tuktuyaktuk, dernière ville du Canada avant l’Alaska). La raison étant le retard déjà pris et l’arrivée imminente de la saison des grandes tempêtes le long de la côte de l’Alaska, continuer le voyage se ferait dans de pénibles conditions et nous mènerait à la fin octobre…un peu tard merci!

 


Yann, François,(Janusz,Joëlle,Daniel équipage du voilier Marguerite) et Claire.

 

Mercredi le 29 août,

Bateau à quai pour la livraison du mazout et de l’eau puis mouillage à proximité pour la nuit. Nous ne passerons pas de nuit à quai car les jeunes du coin s’amusent à attirer notre attention en lançant des petites roches sur le bateau…Nous passons une bonne partie de la journée à combler notre manque d’internet et effectuons quelques achats à l’épicerie.

Cambridge Bay est un village qui ne brille pas par sa beauté mais il y a beaucoup d’activités, les gens sont très affairés tout en étant très affables. C’est un gros centre de distribution pour tout le Nunavut et une base importante pour le développement du nord polaire. Malgré la laideur du village, celui-ci nous charme peu à peu à mesure que l’on rencontre les gens et qu’on apprend leur petite histoire.

Cambridge

Jeudi le 30 août,

Surprise! On nous réveille assez tôt pour nous inviter à accompagner un groupe de femmes inuits pour une journée dans les terres où elles ont leurs maisons d’été et qui servira de plateau pour une démonstration des habitudes de vie du peuple inuit (habitudes qui se perdent tranquillement avec la modernité...).

On y verra entre autres la préparation du poisson cru et séché, le tannage des peaux, les cages pour le séchage de la viande, quelques chants par des enfants et les femmes portant des habits traditionnels. Tout ça est bien sûr organisé pour le plaisir des touristes qui débarquent d’un bateau de croisière pour l’occasion.

 


On participe en aidant à transporter le matériel et la nourriture qu’elles ont préparée pendant toute la nuit. Au menu, soupe de poisson, poisson cru et séché, bannock (pain inuit) et thé chaud, très apprécié car le petit vent du nord est plutôt frais.

Vendredi le 31 août,

Deux jeunes filles se sont offertes pour nous chanter quelques chants de gorges…événement assez spécial qui permet à Claire et Guy de filmer une rare prestation dans la bibliothèque de l’école. Ces jeunes filles (deux sœurs) sont vraiment exceptionnelles et l’écoute de leurs chants nous remplit d’émotions. Dernière douche avant le départ, lavage du linge à l’hôtel, épicerie et…invitation à une petite soirée dans un bar !!?? (les villes du nord sont presque toutes sans alcool). En fait, certains ont des permis spéciaux et ce bar n’est ouvert que le vendredi soir. Tous les profits vont à une œuvre de charité et le tout est administré par des bénévoles. Quand même quelques petites bières sont très appréciées et font leur effet pour bien entamer la nuit…

Cambridge

Samedi le 1er septembre,

On reçoit des visiteurs dans le bateau incluant les équipiers du petit voilier finlandais « Lena » qui est arrivé cette nuit au quai. Muffins et café et retour en ville pour une dernière épicerie. Finalement, le vent d’ouest ne diminue pas assez et nous devons attendre demain matin pour le départ. En attendant, on prépare le bateau et on relaxe.

Dimanche le 2 septembre,

Départ à 5h00 du matin, le temps s’annonce beau…il sera exceptionnel, le soleil, le vent, les vagues…tout est réuni pour une journée de voile magique…bonheur!

Lundi le 3 septembre,

Arrivée dans une petite baie en avant midi. Nous arrêtons pour laisser passer un petit vent d’ouest qui ne nous intéresse pas du tout. La baie nous dévoile un panorama grandiose avec des montagnes de roches et quelques coins verts et rouges. Le décor est définitivement moins monotone…Déjeuner gargantuesque après ces trente quelques heures de voile, Claire nous cuisine des repas pour les prochains jours, sieste, départ en soirée avec un léger vent du nord.

Mardi le 4 septembre,

Pendant que nos compatriotes québécois vont voter nous voguons allégrement par vent arrière vers notre prochaine destination espérée dans deux jours.

Mercredi le 5 septembre,

Le vent arrière se poursuit toute la nuit avec une bonne force, la journée passe très rapidement avec un ‘’trou’’ de vent en début de soirée qui nous confirme que l’arbre de l’hélice est légèrement sortie de ses gongs…assez pour nous tenir sur le qui-vive. Nous poursuivons donc en ayant plutôt hâte d’arriver à notre petite baie qui devra nous protéger du gros vent d’ouest prévue à partir de jeudi matin jusqu’à dimanche.

Jeudi le 6 septembre,

Arrivée à bon port au début de la nuit, long dodo bien mérité pour tous. Déjeuner aux crêpes asperges-fromage, pommes-fromage et sirop d’érable évidemment. Découverte de la baie, c’est une ancienne base d’étude scientifique encore utilisée par l’armée et des Inuits de passage. Le pays est à la fois grandiose et désertique, les collines nous offrent de magnifiques points de vue. Les nouvelles de chez nous confirment la victoire du PQ, le Québec se paiera, enfin! une femme première ministre.

Vendredi le 7 septembre,

Le mauvais temps annoncé se confirme…le bateau chasse au moment du petit déjeuner (heureusement car nous étions tous éveillés) et nous évitons l’échouage de justesse. Ré-ancrage un peu plus loin avec deux ancres car le vent demeure puissant. La journée se passera tranquillement à l’intérieur au son du vent hurlant dans les cordages et de la pluie.

Commence à avoir hâte d’arriver à Inuvik…


Samedi le 8 septembre,

Gros temps de l’ouest encore, les vagues en mer sont gigantesques, leur fracas sur les rochers sont impressionnants et les embruns atteignent facilement les 50-60 pieds. Nous demeurons sagement sur place et passons la journée en lisant, faisant la sieste, cuisinant et jouant au poker. Nous aurons quand même le temps de faire une petite promenade à terre dans le vent fort pour mieux admirer les vagues, la tempête a réussi à arracher un morceau de la falaise côté mer…


Dimanche le 9 septembre,

La météo plus clémente annoncée la veille ne se concrétise pas…une autre journée à attendre en passant le temps comme bon nous semble (dans la mesure du possible!) sur notre petit bateau.

Lundi le 10 septembre,

Enfin! On peut décoller de notre petite baie, les vents sont du nord et les vagues encore impressionnantes mais gérables. Arrive ce qui devait arriver, je ne peux dormir pour être en forme pour mon heure de quart (2h00 à 8h00 du matin), fatigue, brasse camarade et..oui! Malade encore une fois! Repos donc pour les heures qui suivent et me revoilà en relative bonne forme pour la suite, encore une journée et demie à naviguer. Le temps est gris et maussade, rien pour remonter le moral.

Mardi le 11 septembre,

Poursuite du périple final, j’ai droit à ma première aurore boréale à la faveur d’une éclaircie pendant la nuit, c’est une agréable consolation pour ce temps triste qui nous accompagne.  


Mercredi le 12 septembre,

Arrivée à Tuktuyaktuk, bingo! La traversée du passage du nord ouest se termine ici. Le temps se maintient à la bruine, plafond bas et eau brune…malgré tout, le village est accueillant, les gens très affables et nous pouvons utiliser internet et les douches de l’école! Nous sommes en Territoire du Nord Ouest, l’atmosphère est très détendue, nous irons filmer et nous promener un peu plus en ville demain. Ne reste plus que 100 miles dans les canaux pour atteindre Inuvik (i.e. 20 heures de pout pout).

François

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Glaces

31 Août 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Quelques photos prisent par l'ami Yann. Clic sur le lien suivant

PHOTOS

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De Pond-Inlet à Cambridge Bay: vu par François

30 Août 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Notes de François Roberge

Pond Inlet, jeudi le 9 août,

Arrivée tardive en fin d’après-midi à l’aéroport de Pond-Inlet. Je regarde autour…personne pour m’accueillir! En fait Yann est là mais je ne le connais pas et lui non plus…alors la rencontre tiendrait du hasard. Je demande donc à une personne qui elle-même accueille d’autres passagers si on peut m’accorder un lift pour le bord de l’eau (ici, pas de port comme tel). Entre temps, Claire et Guy arrivent en sueur, haletant car ils ont dû courir depuis le bas de la pente du village pour arriver à l’aéroport. Retrouvailles…en route vers Balthazar.

Installation dans mes quartiers pour les deux prochains mois, plutôt excitant et agréable.

Petit tour à l’hôtel du coin, internet via satellite très très lent, impossible d’envoyer des messages à cette heure, demain peut-être.

Le village est décevant, jonché de détritus et plusieurs maisons sont placardées et construites à la va vite. Heureusement, quelques enfants jouent au baseball dans un champ et les gens sont généralement souriants lorsqu’on les salue.

Souper sur le bateau à l’omble de l’arctique, gracieuseté d’un pêcheur local.

Vendredi 10 août,

Journée emplettes, fuel pour le bateau, eau potable et petite épicerie à la vente annuelle de l’entrepôt de la coop locale, on y trouve plein de bonnes petites choses à prix très bas (exemple, une boîte de sauce tomate à 1$ alors que le prix en épicerie est de 5$).

Toujours autant d’insuccès avec l’internet.


Samedi 11 août,

Douches pour tout le monde et derniers petits achats, on part demain.

Dimanche 12 août,

Go, le temps est superbe, on décolle tout en slalomant au travers quelques morceaux de glace qui se promènent dans le port. Après quelques heures, le chenal bifurque vers le nord et là, bingo! De fortes vagues nous accueillent de plein fouet accompagnées par un fort vent dans le pif. Le vent forcit et forcit, les vagues grossissent (1 à deux mètres), on décide le se replier dans une baie protégée à proximité, nous y passerons la nuit.

Lundi 13 août,

Temps calme…on repart, le soleil se montre, la journée sera magnifique. Rencontre magique, un couple de baleines boréales qui se bécotent, se jasent et se minouchent juste à côté du bateau. Le mâle s’est aussi lancé dans de majestueux coups de queue partant de très haut dans les airs…spectaculaire!

En fin d’après midi, le ciel se couvre, le vent se lève, la nuit sera longue…


Mardi 14 août,

Impossible de dormir avant mon chiffre de nuit (trop de manœuvres dues aux coups de vent), la journée se passe dans les vagues, le vent et courant à contre…résultat, fatigue et mal de mer au rendez-vous. Dodo, ça presse. On ne peut s’arrêter car il n’y a aucun mouillage dans cette région, les chenaux empruntés sont bordés de montagnes abruptes plongeant dans l’eau en falaise. On continue toujours et ça brasse.


Mercredi 15 août,

Journée de récupération (goûters légers et repos) toujours dans le vent et les vagues. Le mal de mer se passe et l’appétit revient en soirée, enfin! La navigation 24/24 continue.

Jeudi 16 août,

Nous arrivons à Fort Ross le matin. Nous ancrons et allons visiter les restes du fort ainsi qu’un ancien poste de traite de la compagnie de la Baie d’Hudson qui est toujours utilisé par des scientifiques pour diverses études. Les paysages sont lunatiques (déserts et rocheux), la présence potentielle d’ours nous rend plus prudents. On rencontre un autre bateau qui quitte le fort pour le passage de Bellot et ils nous donnent une carte des glaces à jour qui montre que le passage vers notre prochaine destination (Gjoa Haven) est bloqué. On devra attendre un déblocage… en attendant, bouteilles de vin au menu…


Vendredi 17 août,

Traversée du détroit de Bellot, impressionnant! Étroit couloir entre deux murs de calcaire comme une fente dans la croute terrestre. À gauche le point le plus au nord du continent (Amérique du Nord) à droite une des îles de l’Arctique canadien (Somerset). Depuis le début, l’eau est remarquablement claire et transparente (on peut voir le fond à 20p), la couleur est bleue acier et plutôt verte en zone peu profonde, à bien y penser, c’est la même chose que dans les eaux plus chaudes et la couleur du ciel y est aussi pour beaucoup.

On croise deux voiliers qui veulent se mettre à l’abri car on annonce des vents de 35 nœuds pour les deux jours suivants. On décide d’aller s’abriter de l’autre côté dans une petite baie recommandée par quelques marins qui ont déjà fait le passage (baie Camilla).


Détroit de Bello droit devant.

 

Samedi 18 août,

Après une petite visite à terre pour mieux apprécier la nature et faire un plein d’eau dans un petit ruisseau au fond de la baie (avons aussi remarqué des pistes d’ours fraîches sur la plage), on décide de partir vers le sud car le temps est radieux.

Dimanche 19 août,

Nous avons navigué toute la nuit et avons rencontré nos premiers murs de glace formés de plusieurs morceaux de la banquise qui dérivent vers le nord. Un puissant vent d’est se lève et nous rencontrons un véritable pack de glace qui nous barre complètement le chemin vers notre objectif de la journée (une baie protégée plus au sud). Nous rebroussons chemin et allons s’amarrer sur la côte pour voir la suite. Le vent ne dérougit pas et notre position est fragile (non protégée si le vent devient sud, nord ou ouest avec, en plus, la présence de glaces tout autour qui pourraient nous emprisonner). Nous retraitons donc vers le nord pour aller s’abriter dans une baie mieux protégée. Dure navigation dans les glaces, les vagues et le vent.

Lundi 20 août,

La nuit a été dantesque, des vents puissants (50-70km/h) ont secoués le bateau mais notre position et les deux ancres ont fait le travail. La tempête se poursuit toute la journée et nous demeurons ancrés. Nous avons pu obtenir une prévision de glace et de météo grâce à notre tél satellitaire, nous tenterons une sortie demain (comme à la guerre!).

Mardi 21 août,

On redécolle vers le sud, le temps est gris mais correct, le vent est variable et nous envoie quelques rafales à l’occasion, c’est avec un mélange de voile et de moteur que nous atteignons la petite baie initialement visée deux jours plus tôt. Nous avançons à pas de tortue.

Mercredi 22 août,

Mer d’huile, brume, pluie, moteur…Bof! On nous annonce un vent plus favorable demain.

Jeudi 23 août,

Mer d’huile, brume, moteur…soleil! Courant portant, on file et on attend le vent promis pour terminer le périple vers Gjoa Haven. Finalement pas de vent mais la mer est calme et le courant est fort, on fera la nuit pour arriver tôt demain matin.


Vendredi 24 août,

Gjoa Haven enfin! Arrivée en douceur dans la brume, ancre jetée, dodo, la nuit a été …blanche! Village plus propre a première vue que Pond Inlet, les gens semblent très accueillants, souriant et nous saluant au passage. Recherche pour une douche et lavage de linges…en vain, seule possibilité à l’hôtel où on nous demande 75$ par personne (eh oui!) pour ce petit service. M’entendant discuter avec la gérante pour un meilleur prix (en vain) une dame inuit nous offre d’aller chez elle pour utiliser sa douche et sa machine à laver sans rien demander en retour, l’hospitalité à son plus haut niveau! 

Sa maison est neuve, grande mais le mobilier se fait rare et ne date pas d’hier!  Nous aurons le temps de faire la plein d’eau du bateau et de fixer rendez-vous pour le plein de mazout le lendemain matin. La soirée se termine par une grande cérémonie de remise de diplôme à l’école secondaire (6 jeunes diplômés).


Le seul point négatif de ces belles rencontres (nous avons rencontré la famille de la dame (Lena) et une ribambelle de petits enfants) est la disparition mystérieuse de mes bottes d’eau pendant notre court séjour chez la dame…je suis donc parti avec une autre paire de bottes trouvées dans une boîte dans l’entrée…

Samedi 25 août,

Rencontre d’un autre voilier qui est entré dans la baie pendant la nuit. On nous invite à bord et sur les conseils du capitaine, un habitué du passage du nord-ouest, on retarde notre départ à minuit pour être certains de passer le détroit de Simpson le jour. Ce détroit est plein d’embûches et nous devons être très attentifs aux points de visées sur le trajet. En attendant, on fait le plein d’essence et on reçoit les gens du bateau à notre bord.

Jonatan, un inuit rencontré plus tôt nous donne un morceau de caribou qu’il vient d’abattre.


Dimanche 26 août,

Navigation tranquille toute la nuit et la journée, avons eu crainte de passer le détroit de Simpson dans la brume mais le soleil s’est montré le nez et nous a accompagné toute la journée, du vrai gâteau!

Un bon vent du sud-est se lève et on sort les voiles, nous passerons la nuit sous voiles. Le régulateur d’allure fait cependant un bruit assez dérangeant (les cordes crissent sur les poulies) et nous empêchent de bien dormir dans la chambre arrière, Yann et moi passons une nuit plutôt blanche.

Lundi le 27 août,

La journée est toujours venteuse et le soleil présent. De bonnes vagues arrière nous bercent allégrement et nous terminerions ce transit à la voile. L’arrivée à Cambridge se fait en soirée dans la brume et la pluie, l’ancrage est difficile et nous allons au dodo vers minuit. 

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Finally in Gjoa Haven!

27 Août 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Finally in Gjoa Haven! Took 12 days instead of 5 we're almost running out of water and food and are definitely short in gas. What a weather here!


We leave Pond Inlet with good forecast, 4 hours later we're stopped by a sudden gale in the face. Two days later a strength 8 wind (or storm, whatever you call it) on the Beaufort scale, fortunately with us.

We won't hide, let's ride!

We are going way too fast with our 2m² sail among the icebergs and ice bits in the dark. It's still not full nights yet but it's still hard to distinguish ice bit in a foamy-wavy sea when snow or hail beats your face. Everything went great, I was super excited and learned a lot. It so great when you're not in charge and when it's not your boat. You just enjoy the storm, watch the elements unleashed, enjoying the show from a place you shouldn't be and where in fact you are pretty much alone. As I said it's scary when you realise there is ice all around you and you didn't see it, but it feels great to still use the wind and the sea, not only you float but you sail, you go where you want.

The day after the wind is gone we have to use to the engine all day. Then a stop at Fort-Ross, where there are still houses built by the Hudson Bay Company in 1937, full of messages of previous sailors and explorers. In the morning we see the coast and the boat covered in snow. It really feels like its true aspect. My first snow was on August 12th this year... 

Then, we meet a friend boat heading back in the amazing Bellot Straight, to hide from a coming storm. Nah, we won't hide! A day passes, the wind gets suddenly stronger, much stronger, this time we are stuck between the ice back and the shore and the wind is against us.


Ok, let's hide asap!

Our mooring sucks and we are still exposed to ice so we have to sail back a bit. Great sailing with the stormy wind for me but the tiny kilometre to reach the shore upwind with the motor is endless. Machine seem a bit powerless in such conditions. The gales went to strength 9-10. Good thing we hid!


We get stuck there for 2 days and then the wind disappears and engine again. It seems that there isn't ever a steady usable wind here, no wonder Inuits aren't sailors (that and the fact their sea is most often solid).

 

My impressions.

There is no one living here compared with Greenland, I don't think a place can be more desolated: it's almost purely mineral, split into pieces by the cold; no plant sticks out more than 10cm above the ground; you rarely see animals on land, just a few woodchucks and tracks/poop of polar bears. The live is at sea, with all the chars, the seals and the whales (we saw polar whales mating), and in the sky with all the migratory birds and the very lively clouds. With all the storms the clouds are changing and passing constantly with all shades or shiny white lenticular clouds to dark grey/blue rainy stratus. Sometimes you see that blue sky still exist behind but it soon disappears. You won't get it yet. When the evening comes (still pretty long lasting here), the moist air and the low sun create a powerful red shade that brings warmth to this desolated land. The sky is obscure, the water is blue green and the rocks, the coast is orange-redish.

In the end, this place, much like Mars which it resembles, is not really meant for sailing but what a land, what a beautiful desolation. I would really be curious to see how Inuits lived here. Humans impress me.

 

Yann

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De Pond-Inlet à Cambridge Bay

28 Août 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

De Pond Inlet à Gjoa Haven et à Cambridge Bay: Claire


Jeudi 9 août

François est arrivé avec une demi-heure d’avance! Pendant que Guy et moi nous nous apprêtions à monter dans l’annexe (canot pneumatique qui nous permet d’aller à terre) nous avons vu son avion arriver! On accélère pour faire les deux cents mètres qui nous séparent de la plage, on monte le canot sur la plage, on monte la côte presque en courant pour arriver 15 minutes plus tard à l’aéroport où Yann avait déjà fait connaissance avec François. Ouf! Puis, nous avons l’opportunité de monter dans le minibus de l’hôtel pour retourner à la plage.


Dans la journée, un couple rencontré sur la plage nous a donné un magnifique omble de l’arctique (poisson) que je vais préparer pour le souper.

Ça commence bien le séjour de François!

Dans les prochains jours, nous terminerons les préparatifs pour la suite du voyage. Il nous faut trouver du gaz propane, de l’eau douce, du mazout et bien sûr, refaire le plein de nourriture. À Pond Inlet, ce n’est pas une sinécure.

D’abord, à l’épicerie, on nous dit qu’il n’y a plus de gaz propane, les stocks sont vides (!!?).  Plus tard, on croise le gérant de cette épicerie, à l’hôtel du village, et il nous assure qu’il peut nous en trouver. Nous retournons avec lui et il nous vend une bouteille pour la modique somme de 130$. Bienvenue dans le Nord! Pour le plein d’eau, on nous dit qu’il est mieux d’aller puiser de l’eau dans une rivière à 10 milles au Nord-Est, ce qui veut dire rebrousser chemin. Finalement c'est au Hamlet (hôtel de ville) que nous commandons notre eau, un camion citerne fera la livraison et nous attendra pendant que nous transférons nos bidons remplis dans les réservoirs du bateau. Nous aurons besoin de trois voyages en annexe vers le bateau.


On se fait ensuite livrer le carburant diésel sur la plage de la même façon.

Il ne reste que le plein de nourriture à faire. J’ai fait quelques petites épiceries qui,  chaque fois, m’ont couté très cher. J’apprends ensuite qu’ils font une vente d’entrepôt pour vider les stocks! J’y achète une foule de denrées pour le cinquième du prix! Nous sommes prêts à partir.

Lundi 13 août

Hier, nous avons subi un petit coup de vent d'une trentaine de noeuds. Le vent était de face, nous avons donc rebroussé chemin sur une douzaine de milles pour trouver un mouillage bien protégé.


Ce matin, le temps est calme et nous reprenons la route par mer d’huile. Pas de vent et grand soleil! Temps idéal. Ça vaut la peine parfois d’attendre. François dit « il ne manque qu’une baleine pour que ce soit parfait! ». Quinze minutes plus tard, nous apercevons au loin un couple de baleines. Merci François! En approchant, on identifie des baleines boréales, qui ont déjà été en voie d’extinction. Nous sommes chanceux!


La présence de François me fait du bien, ça m’apaise. Il me donne des nouvelles de la famille et ça me réconforte. Il a apporté un téléphone satellite qui lui permet d’appeler Johanne, sa conjointe, qui pourra nous donner des nouvelles et nous donner la météo de la région.  Nous ne pouvons pas recevoir de courriels avec ce téléphone, mais ça nous donne une sécurité supplémentaire. 

Depuis le Groenland, notre radio amateur, avec laquelle nous avions prévu envoyer et recevoir des courriels et des cartes météo, ne fonctionne plus. Nous pouvons entendre, mais pas émettre. Maintenant, le téléphone satellite de François pourra pallier ce problème.

Mardi 14 août

Pond Inlet, Gjoa Haven, Cambridge Bay, Tuktuyaktuk… Ces destinations représentent le but ultime de la vie de certains découvreurs (le québécois Joseph-Elzéard Bernier, le norvégien Amundsen et les Anglais James Ross et Franklin) à la recherche du fameux passage du Nord-Ouest. Ils y ont fait leurs renommées ou y ont laissé leur vie.

Après la remontée du détroit de « Navy Board » nous débouchons dans le détroit de Landcaster. Nous avons droit à un beau lever de soleil, mais ensuite, les nuages nous apportent de la neige. Il fait deux degrés! Guy, pendant son quart de veille, a même eu de la difficulté à voir tellement la neige tombait dru!


La météo nous annonce des vents de 15 à 30 nds (30 à 60 kmh) pour descendre le détroit de Prince Régent. Nous devrions l’atteindre vers minuit. Nous remontons l’annexe sur le pont et nous sommes prêts à affronter ce possible coup de vent. Chacun va dormir à son tour.

Mercredi 15 août

Le vent a soufflé de 30 à 35 Nds une bonne partie de la nuit. Yann et Guy, qui sont de quart jusqu’à deux heures du matin, n’ont pas arrêté de manœuvrer les voiles pour optimiser le comportement du bateau. Ils nous ont laissé dormir plus tard et François et moi avons repris notre quart sous régulateur d’allure, au petit matin. Nous devions trouver un endroit pour nous arrêter et nous reposer.


Nous avons trouvé une baie sur le rivage ouest du détroit de Prince Régent mais en tentant d’y aller, le vent a refusé, il soufflait de devant. Nous avons mis le moteur en marche et tranquillement le temps a changé. Le soleil est apparu et un courant portant nous poussait vers le sud. Parfait! Nous avons continué jusqu’au détroit de Bellot. Chacun s’est reposé avant d’arriver jeudi avant-midi.

Jeudi 16 août

Un autre voilier est au mouillage de Fort Ross. Nous distinguons un voilier rouge et en approchant nous reconnaissons le voilier hollandais «Jonathan ».  Ils partent dans une heure et nous laisse une carte des glaces avant de partir. Merci!

À terre, on trouve ici la cabane qui abritait le comptoir de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Nous y avons laissé une petite note dans un livre mis à la disposition des navigateurs de passage. Nous avons trouvé la note de passage du Sedna IV.  Nous y avons laissé aussi un de nos livres « Balthazar autour du  monde » en souhaitant qu’il passe de mains en mains…


Je trouve, sur la plage, des os d’ours blanc (je crois) que je rapporte pour mon amie Geneviève qui veut que je lui rapporte du bois flotté… Elle imaginera sûrement quelque chose à fabriquer avec ce bout de fémur… Je trouve aussi une roche spéciale pour Manon.

Vendredi 17 août

Nous traversons enfin le fameux détroit de Bellot.  Lorsque celui-ci est ouvert (que les glaces l’ont quitté) , ça peut être un signe que le reste du passage est débloqué. Pour l’instant, la carte de glace du voilier Jonathan nous dit qu’il reste encore un bouchon dans le détroit de James Ross, juste avant d’arriver à Gjoa Haven.

Pendant que nous traversons Bellot, nous croisons le voilier « Dodo’s Delight » rencontré à Pond Inlet.  Ils font le trajet inverse! Ils nous disent vouloir s’abriter des vents du Sud-Est prévus pour demain.


Nous nous arrêtons à 18h00, dans Camilla Cove, un mouillage protégé des vents d’est, du sud et du nord. Nous repartirons lorsque la tempête se calmera.

Nous trouvons à terre un bassin d’eau où on fait le plein dans nos bidons vides. L’eau est belle, mais le fond de l’étang est parsemé de crottes d’oies ou d’oiseau du genre… François fait remarquer qu’à cette température (entre 2 et 10 degrés) les bactéries ne vivent pas longtemps. Nous conserverons tout de même cette eau pour usages extrêmes.


Nous remarquons, sur la plage, des pistes de maman ourse et de son petit. C’est une bête redoutée quand nous sommes en randonnées à terre, mais heureusement, ces traces ne sont pas récentes. Nous restons tout de même prudents.

Avant de revenir sur le bateau, je ramasse quelques roches et les transporte en haut de la colline pour y laisser un petit inukshuk qui marquera notre passage ici.

Samedi 18 août

Nous continuons et pendant la nuit, Yann et Guy font route sous voiles par bons vents du Sud-Est et contournent un pack de glaces. Nous reprenons la barre, François et moi, à deux heures du matin. À trois heures, je distingue devant une grande bande de glace qui n’a pas l’air de laisser beaucoup d’ouvertures…  En approchant, nous devons nous rendre à l’évidence que ça ne passe pas.  Je réveille Guy et lui dit que nous allons rebrousser chemin pour trouver un endroit pour nous arrêter. Le vent se met à souffler de l’Est de plus en plus fort et ramène les glaces vers nous et bloque notre retraite. Nous trouvons finalement une éclaircie dans la glace, près de la côte où nous pouvons ancrer.


Nous allons tous nous coucher et une heure plus tard nous sommes réveillés par un gros morceau de glace (growler) qui s’est logé entre la chaîne de notre ancre et le devant du bateau! Branle-bas de combat, on se lève pour se réancrer plus près de la côte. Nous dînons et prenons la décision de rebrousser chemin pour trouver un ancrage plus sécuritaire au Sud.

Le vent est contraire et force à 30 - 35 noeuds. Il est impossible de continuer et nous retournons vers le Nord.  Guy écrit dans le livre de bord «Les derniers milles contre le vent pour rejoindre le mouillage près de la côte seront pénibles. Le moteur peine à nous faire avancer à 2 milles à l'heure, 40 nds de vent dans le nez. Finalement, mouillons 2 ancres sur fond de sable. Ouf! repos.»

Dimanche 19 août

Au mouillage, le vent a soufflé toute la nuit, très fort. Nous avons mis deux ancres qui tiennent bien à l’avant. Nous avons appelé Rémy (un ami de Montréal), grâce au téléphone de François, pour avoir une météo de la région. Le temps s’apaisera demain. Nous décidons de repartir à cinq heures demain matin. Merci Rémy!

Nous faisons une soirée cinéma avant d’aller nous coucher.

Lundi 20 août

Repos au mouillage.

Mardi 21 août

Nous repartons pour faire 35 milles jusqu’à un mouillage plus au Sud. Il faut se rapprocher de notre destination prochaine, Gjoa Haven, où nous pourrons refaire l’approvisionnement…  Je commence à fouiller dans mes réserves de légumes déshydratés. Brocolis et carottes pour la soupe, oignons, tomates et poivrons pour les pizzas, chilis, curry, pâtés…

Mercredi 22 août

Nous repartons sous voiles par petit temps pour terminer la route à moteur après une trentaine de milles un peu au nord de James Ross Strait. Il nous restera environ 100 milles à faire pour arriver à Gjoa Haven.

 


 

Jeudi 23 août

Nous partons après le déjeuner pour faire les 100 milles restants. Nous naviguons à moteur, car il n’y a toujours pas de vent. On annonce pourtant des vents du nord qui nous permettront, je l’espère, de terminer cette navigation. Nous devons absolument limiter notre consommation de «diésel» pour pouvoir arriver. Nous arrivons à la fin de nos réserves d’eau potable. Je devrai faire bouillir l’eau des bidons extérieurs (ceux dont l’eau fut recueillie dans l’étang de Camilia Cove) pour cuisiner.

Il est 11h30, je vais aller préparer un petit dîner. Le soleil pointe son nez! Ça fait du bien.

Vendredi 24 août

Arrivée à Gjoa Haven dans la brume du petit matin. Déjeuner et dodo.

Samedi 25 août

Une belle rencontre à Gjoa Haven. Joëlle, Janusz et leur fils Daniel du voilier français « Margueritte » qui, au petit matin, était ancré près de nous.

Nous pensons repartir ce matin de Gjoa Haven. Nous avons été très efficaces pour faire toutes nos corvées (plein d’eau, de mazout, épicerie et nous avons même trouvé une dame qui nous a offert sa maison le temps de prendre une douche et de faire deux brassées de lavage! Nous lui avons donné un peu de sous pour la remercier. Sa maison est un feu roulant de visites de toutes sortes; nièce avec sa petite famille, son petit fils et ses amis, etc… La dame doit aller travailler à l’hôtel et nous laisse seuls dans sa maison. En repartant, François réalise qu’il n’a plus de bottes. Elles ont disparues!  Après quelques recherches infructueuses auprès de la dame, il n’a toujours rien trouvé. Il fait un échange avec de vieilles bottes appartenant à la famille de la dame…

Ce matin, François et moi avons réussi à appeler nos parents et souhaité un bon anniversaire à papa qui aura 87 ans demain.

Il est 11h15, heure locale, nous devrions repartir après le dîner pour nous rendre à Cambridge Bay à près de 240 milles.

Après le dîner, nous allons visiter le voilier français « Marguerite », arrivé ce matin dans la baie. Ils sont français et polonais.   Ils nous suggèrent de partir dans la nuit pour arriver au Simpson Strait pendant le jour, à cause des nombreux virements à faire dans ce détroit. Nous repartons donc à minuit pour arriver deux jours plus tard (lundi 27 août en soirée), à Cambridge Bay. 

Claire

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Menus à bord!

10 Août 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

J’ai réussi à répertorier, avec l’aide de tous les équipiers et leurs livres de bord, presque tous les repas du soir qu’on s’est préparés à bord, depuis le départ de Gaspé. Nos repas de midi sont en général aussi consistants, car nous avons besoin de beaucoup de calories pour combattre le froid. Voici donc, pour ceux que ça intéresse, la longue liste de nos savoureux repas. Je n’ai pas mis les desserts avec les repas, mais j’en ai fait une liste un peu plus bas.


Les cuisinières : Nicole et Claire

 17 juin : bœuf bourguignon (première nuit en mer)

18 juin : rôti de porc, pommes de terres et haricots verts

19 juin : spaghetti sauce végétarienne maison (mis en pot «mason» avant de partir)

20 juin : couscous au poulet

21 juin : macaroni au gratin

22 juin : gougères et salade verte

23 juin : ragoût de côtelettes en sauce tomate

24 juin : lieu noir (poisson offert par les pêcheurs de l’endroit)

26 juin : spaghetti sauce rosée et poisson

27 juin : cake aux sardines

28 juin : ragout de bœuf et légumes

29 juin : poulet au four, sauce aigre-douce

1er juillet : entrée de tortillas au fromage, risotto au poulet

2 juillet : salade de légumineuse et pâté de foie (dîner)

3 juillet : apéro nachos, tartes aux oignons et anchois

4 juillet : spaghetti sauce à la viande (fait à bord et mis en pot «mason»)

5 juillet : (dîner :gratin de pommes de terre) souper pizza

7 juillet : colombo de porc

8 juillet : chili végétarien

9 juillet : macaroni au gratin

10 juillet : pâté aux lentilles et tarte au sucre

11 juillet : morue en papillotes d’algues trouvées sur l’eau en navigation


12 juillet : (dîner : soupe de poisson), porc thaï sur spaghetti

13 juillet : tajine de morue sur lit de chou

14 juillet : cake de poisson et soupe de morue

18 juillet : épaule d’agneau sur lit de pomme de terre

19 juillet :entrée de moules , mijoté d’agneau aux oignons sur riz

20 juillet : (dîner : spaghetti aux morues en sauce à la crème et curry )

quiche aux moules, carottes aux coriandres

21 juillet : poulet à la basquaise

22 juillet : lasagne

23 juillet : côtelettes de porc aux oignons et patates grelots

25 juillet : filets de flétan (offert par notre voisin pêcheur)

26 juillet : (dîner : tarte aux tomates) rôti de bœuf à la moutarde

27 juillet : truites en papillotes

28 juillet : (dîner : spaghetti sauce normande aux truites du Groenland)

petits pâtés de boeuf en sauce et salade de choux

29 juillet : (dîner : truites parmentières)  poulet vapeur et haricots aux tomates

30 juillet : potée de lentilles et jambon

 

Desserts :

Quatre quarts au citron (4 fois)

Gâteau aux carottes (2 fois)

Gâteau au chocolat 

Gâteau aux épices et tomates (fait avec une soupe aux tomates Cambell…)

Renversé aux ananas

Gâteau aux bananes (4 fois)

Muffin aux bananes, chocolat et noix (2 fois)

Tarte au sucre

Mousse à l’orange (2 fois)

 

 

8 août : pizza

9 août : darnes d’omble de l’atlantique

10 août : lasagne

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De Saqqaq à Pond Inlet

11 Août 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

De Saqqaq à Pond Inlet,

https://www.facebook.com/voilierbalthazar

Mardi, 31 juillet (suite)

Nous profitons d’une dernière journée à Saqqaq au Groenland pour nous reposer et partir en direction de Pond Inlet frais et dispos. Nous sommes tous un peu fatigués et avons besoin d’une journée de repos. La météo nous indique du vent de nord tournant à l’est et au sud. Nous ferons donc un peu de près (remonter le vent) avant d’apprécier les allures portantes sans oublier les quelques heures de moteur lors des périodes de calme.

Ce matin nous avons pu envoyer et recevoir nos messages via la connexion internet du bureau de la mairie. La mairie est la maison communautaire qui gère aussi une laverie et un service de douche. Il y a une liste d’attente impressionnante pour utiliser les machines à laver, alors on oublie ça. Nous avons demandé pour prendre une douche (un peu moins de 3$ par personne), mais on nous a répondu que ce n’était pas possible, car le système d’eau chaude ne fonctionnait pas. Dommage!

En après-midi nous demandons de nouveau pour la douche et on nous répond que l’eau chaude ne fonctionne pas encore. Guy teste l’eau du lavabo à la laverie, elle est tiède. Il décide de se laver les cheveux là. Yann va demander du nouveau pour prendre une douche à l’eau tiède. Ce n’était pas si froid et nous avons tous apprécié.

Nous allons faire une petite épicerie, côtelettes, patates, crème UHT, riz, et du vin que nous ne trouverons plus dans le nord du Canada. En sortant de l’épicerie, nous croisons un pêcheur de baleine qui vendait le fruit de sa pêche. C’est l’occasion pour nous d’y gouter! Nous achetons un bon morceau, environ 2 kg (17$) et le pêcheur nous offre un gros morceau de gras de baleine et nous dit qu’on peut le manger cru.


Nicole prépare les steaks de baleine

En arrivant au bateau nous goûtons au gras de baleine… pas extra et recrachons le morceau! Quant à Yann, il y goûte et trouve ça bon! Il aime vraiment tout celui-là!

Nicole prépare quelques steaks de baleine pour le souper et l’apprête avec de la crème et de la moutarde de Dijon. Très bon! La baleine est une viande très riche et nous avons eu besoin d’une bonne marche à terre pour digérer le tout.

Je prépare un bourguignon avec ce qui reste de viande, environ 1.5 kilo, pour la traversée. Le plat restera dans l’autocuiseur et nous n’aurons qu’à le faire réchauffer en navigation, un peu riche mais toujours aussi bon.

À terre, nous avons croisé une famille dont les deux enfants (3 et 4 ans) s’amusaient à jouer au soccer. Ils étaient très bons et vraiment impressionnant à voir jouer, en particulier la petite fille de trois ans! Et elle riait tout le temps, surtout lorsque Guy, en jouant avec elle, faisait semblant de rater le ballon.


Mercredi 1 er août

Je prends mon quart à 17h30. Je m’installe à la barre et m’assois sur le banc arrière qui me donne une bonne visibilité sur l’avant du bateau. Un vent léger et frisquet arrive de face. Je prends quelques minutes pour trouver la position idéale pour barrer pendant mon heure et demie de veille. Nous devons nous relayer à la barre car, le pilote automatique que nous utilisons habituellement lorsque nous naviguons à moteur ne fonctionne pas sous ces latitudes. Histoire de compas à l’intérieur qui se dérègle quand on se rapproche du pôle Nord.

Cette heure et demie, seule sur le pont, me permet de prendre la pleine mesure de nos dernières semaines de voyage, au Groenland. Les Groenlandais sont des gens très calmes et joyeux. Ils aiment s’amuser, rire et offrir leur aide. Nous avons fait de belles rencontres : Marie à Nuuk qui nous a offert un goûter et la possibilité de faire notre lavage chez elle; Édouard et Joël qui nous ont emmenés pêcher le flétan; Neils qui nous a offert de la truite quand il a vu qu’on n’était pas parvenu à en pêcher nous-même dans la rivière; Michey qui nous a offert son aide à Saqqaq… Merci à vous, vous nous laissez de beaux souvenirs.


Au Groenland, deux cultures se  côtoient, celle des Groenlandais (Inuits) et celle des Danois.  Cette cohabitation semble réussie, car chacun respecte la culture et les origines de l’autre.

Il est 19h, c’est le temps pour moi d’aller dormir un peu, car je reprends la barre à 23h30.

Jeudi 2 août

Quart de 23h30 à 1h00 du matin : réveil difficile, mais conditions agréables. Bonne visibilité et mer calme, lever de soleil (même s’il ne se couche pas vraiment) et de lune magnifiques!

Quart de 5h30 : je n’ai pas réussi à dormir, mais nous sommes à voile donc nous pouvons naviguer sous régulateur d’allure (pilote automatique qui fonctionne sous voile) et nous n’avons pas à barrer pour l’instant. Une brume opaque rend la visibilité nulle. Nous pouvons heureusement éviter les Icebergs qui se dévoilent sur l’écran du radar.

À 6h30, je demande à Guy de m’aider à réduire la voilure. Le vent forcit.

Réveil à 9h00 un peu barbouillée. J’ai réussi à dormir une petite heure.

Vendredi 3 août

Cette navigation est éprouvante pour moi. Le manque de sommeil, la promiscuité, le froid sont des éléments qui s’accumulent et entraînent de nouvelles émotions qui sont difficiles â gérer. Je fais des découvertes sur ma façon de réagir face aux autres et face à moi-même. Je deviens irascible, émotive, suspicieuse, etc. J’imagine aussi que l’approche de la ménopause n’aide en rien… Vous imaginez le tableau? Bref, j’apprends. Et je me dois d’apprendre vite, l’atmosphère à bord en dépend!

«Nous avons tous nos passages à traverser»

Je me trouve devant une décision à prendre face à la suite du voyage. Je sais que le passage du Nord-Ouest me demandera beaucoup d’énergie et de courage. Si je continue, c’est d’abord pour aider Guy, pour l’épauler.  Mais je ne peux pas demander aux autres de subir mes sautes d’humeur. Je sais, par ailleurs, qu’après une bonne nuit de sommeil, tout se replace. Pourquoi arrêter?


Enfin reposée, je pense à tous ceux qui me donnent un exemple de courage. Je pense à ma tante Simone qui a accompagné son conjoint dans sa maladie, jusqu’à la fin; je pense à mes parents qui s’épaulent encore après 61 ans de mariage, dans les bons et les moments les plus durs; je pense à mes amis qui traversent une séparation, la maladie, le deuil…; je pense à tous ceux qui traversent leur vie avec courage. Nous avons tous nos passages du Nord-Ouest.

Et puis, qu’est-ce que je veux transmettre à mes filles? La réponse est là. Je dois continuer, pour l’amour, pour le courage, pour la vie. Je dois surtout apprendre à apprécier les belles choses de la vie. Derrière la fatigue, il y a ce beau lever de soleil, derrière l’incompréhension, il y a toute cette énergie issue d’un groupe, derrière la peine il y a la joie que procure un saut de baleine…

Cette nuit, j’ai dormi. Guy ne m’a pas réveillé pour mon quart de 5h30 du matin. J’ai dormi 6 heures en ligne! Je me lève encore émotive, mais j’arrive à voir clair dans mes émotions.

Il est 11h00, je reprends mon quart à 11h30.

Je vais d’abord préparer une omelette au jambon pour l’équipage. Le quotidien me rattrape!

Dimanche 5 août 

Nous arrivons à Pond Inlet. La traversée s’est bien passée même si je suis passée à travers une foule d’états d’âme.

Aujourd’hui, avant d’arriver, j’ai fait un grand ménage du bateau, pendant que tout le monde se trouvait dehors. Ça fait du bien.

Nous sommes entourés de montagnes avec des pics enneigés en plein mois d’août!

Mon frère François sera là dans quelques jours, j’ai bien hâte de le revoir.

 

Claire


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De Illulissat à Saqqaq

31 Juillet 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

De Illulissat à Sarqaq,

Lundi 23 juillet 

Navigation vers Illulissat, notre première navigation dans les glaces. 

Mardi 24 juillet

Ce matin, expédition en ville pour trouver une douche! Nicole et moi avons trouvé, pour 20 couronnes (4$), une douche à l’auberge de jeunesse. Ça fait du bien!

Guy , Yann et Nicole sont allés retirer les leurres avec les pêcheurs rencontrés au port. Ils rapportent du flétan!

 

Jeudi 26 juillet 

Nous partons toujours plus au nord, en direction d’Atâ. Nous sortons dans un champs de glaces et tentons de remonter le fjord de Pakitsok. Nous rebroussons chemin et ancrons à 18h00 devant un petit village apparemment abandonné. En fait, c’est un endroit de villégiature pour les touristes qui arrivent d’Illulissat. Ils viennent diner ici et parfois restent dormir dans de petits campements. Ils vont ensuite visiter les glaciers qui se trouvent plus au nord. 

Le guide de la place nous dit qu’il y a de la truite dans la rivière et qu’on peut même la pêcher à la main!?. Nous essayons, avec des lignes, de pêcher mais ça ne mord pas…

Nous recevons à bord un couple groenlandais, travaillant ici, ainsi que le guide-cuisinier de la place. Ils nous remercient avec quatre énormes truites. Merci!

 

Vendredi 27 juillet, 

Nous restons ici pour nous reposer et nous irons voir le glacier de Eqipsermia demain.

Il y a beaucoup de Iceberg et de glaces de différents formats dans la baie et à 00h15, un petit iceberg nous oblige à déplacer le bateau.

 Mouillage à Atâ

Samedi 28 juillet

Nous allons voir le glacier en navigant entre les glaces et les Iceberg par temps nuageux. La visibilité est bonne mais nous devons constamment avoir une vigie à l’avant. 

En arrivant au glacier, le temps se dégage et nous avons droit à quelques percées de soleil!

 Nous retournons à Atâ pour la nuit.

 Dimanche 29 juillet

 Naviguons toute la journée pour arriver à Sarqaq.

 

Lundi 30 juillet

 On n’a plus de gaz pour cuisiner!!! Guy, Yann et Nicole sont partis au village pour reconnaitre les lieux et voir si on peut y trouver du gaz propane. Ils reviennent un peut découragés car ils n’ont pas trouvé d’adaptateur pour les bouteilles en vente ici.

 Guy, Yann et moi retournons en après-midi et nous rencontrons Mickey, jeune home très sympathique. Il nous aide à demander un adaptateur, fait des appels pour nous et finalement demande à son père qui en a un chez lui! Nous sommes sauvés. Je l’invite à bord. Il me dit qu’il travaille à la télé pour faire de petits reportages. Je lui demande s’il veut bien que je le filme pendant qu’il me parle de sa vie. Il accepte et son père se joint à lui. Nous avons là un beau reportage d’un père et de son fils!

Saqqaq  vue du mât.

Nous sommes prêts à repartir pour Pond Inlet.

Mardi 31 juillet

Nous allons prendre une douche à terre et essayer d’envoyer et de recevoir nos messages sur internet. Nous trouvons une place à la mairie qui accepte de nous laisser nous brancher dans leur bureau.

Nous prévoyons faire une traversée de 4 jours pour arriver à Pond Inlet.

 

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De Aasiaat à Ilulissat

25 Juillet 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Jeudi 19 juillet,

Ce matin, je bénis la brume!

Nous devions naviguer tôt pour nous rendre vers l’île “Hunde Ejland” distante de 12 milles nautiques, mais le temps opaque et brumeux nous déconseille toute navigation entre les Icebergs…

Nous partirons sans doute après le diner, si le soleil se pointe le nez. On nous a dit qu’il y a des moules sur les côtes de cette île et nous comptons bien essayer d’en trouver pour le souper.

Nicole prépare un pain. C’est une deuxième tentative avec cette recette qui ne nécessite pas un deuxième lavage de la pâte. J’espère que ça réussira, car j’aimerais utiliser cette recette pour la suite du voyage.

Ce repos me fait du bien. Il m’aide à faire le point sur la suite du voyage qui ne sera pas banale; reportages en vue, randonnée, pêche, rencontres, Iceberg… Bref tout ce qu’il faut pour alimenter un bon film. Ça nous prend du soleil!!!

Depuis notre départ de Nuuk, nous avons dérogé à toutes nos règles de bien- être d’un voyage côtier en voilier. Notre première règle est de ne pas naviguer plus de 30 mille par jour le long des côtes et jamais plus de 2 jours en ligne. On a fait tout le contraire! Résultat : fatigue.

Donc, ce matin, je bénis la brume! 

Vendredi 20 juillet

Nous sommes amarrés au petit quai de Kitsissuarsuit, à l’île Hunde Ejland, au nord d’Assiat. Nicole a trouvé des moules et nous les mangeons en entrée puis un ragout d’agneau aux oignons et une mousse à l’orange comme dessert. On ne jeûne pas sur Balthazar!

Le village est très tranquille. Les gens ne parlent que le danois et le Groendlandik (surtout le groenlandik) et il est difficile d’entrer en contact avec les résidents. Nous avons rencontré un monsieur, ce matin, en contemplant le paysage du haut d’une colline du village. Nous étions tous plutôt silencieux et contemplatifs et j’aurais aimé pouvoir discuter avec lui de son village et de sa vie…

J’ai compté 24 maisons dans le village, toutes colorées de couleurs vives, tantôt jaunes, tantôt bleues, rouges, vertes ou orange. C’est très joli. C’est un peu la marque de commerce des villages au Groenland.

Il est deux heures et nous repartons déjà pour Kronprinsons, île déserte où on trouve encore les reliques d’un village abandonné.

Emnviron 3 heures plus tard nous ancrons près du village et allons voir à terre. Nous apercevons un inukshuk au sommet d’une montagne et décidons de marcher jusque-là. De là-haut, nous avons une vue splendide des Icebergs qui se trouve au large et nous apercevons Balthazar ancré dans le petit détroit. 

Samedi 21 juillet

Ce matin, nous naviguons vers l’île Disko.

Navigation entre des dizaines de Icebergs et de Grolers, par mer calme et légère brume. Yann en profite pour faire un tour dans le mat et faire la vigie qui s’impose. 

Dimanche 22 juillet 

Hier, nous sommes arrivés à l’île Disko et ancré le bateau dans le port devant le village Qeqertasuaq ou Godhavn. Les gens y sont fort sympathiques et d’une approche facile. Guy et moi, avons marché dans le village et filmé des pêcheurs qui revenaient du large. Nous voyons des chiens attachés à côté de plusieurs maisons. Ils attendent patiemment leur pitance.

Aujourd’hui, nous avons marché un bon 5 km dans l’île dans un sentier qui borde la mer. J’ai pris une multitude de photos d’Icebergs! Chacun a une forme et une couleur différentes. Je m’amuse à voir dans chaque forme un visage, une silhouette d’animal, ou d’oiseau, de poisson… ou de stade olympique! 

Je suis fourbue.  Il est 19 h, il règne un grand calme à bord. Je crois que nous sommes tous fatigués. 

Ce soir, je cuisine une lasagne.

Lundi 23 juillet 

Navigation vers Illulissat. Première vraie navigation dans les glaces. C’est exigeant. Nous nous relayons à la barre pour contourner une multitude de glaçons tantôt minuscules tantôt immenses!  Une chance que la visibilité est bonne. Ça nous prendra 11 heures pour arriver enfin dans le port de Illulissat. L’arrivée est impressionnante, car plus on avance plus le passage s’encombre de glace pour paraître infranchissable! Le glacier, qui se jette dans la mer à côté du village, est spectaculaire et le soleil nous récompense de ses rayons qui nous permettent d’apprécier sa luminosité qui se reflète dans l’eau… 

Nous nous amarrons à une série déjà longue de bateaux de pêche amarrés ensemble, côte à côte. 

Mardi 24 juillet

Ce matin, le paysage du port a changé! Il est littéralement envahi de glace! 

Nicole et moi partons en expédition en ville pour trouver une douche! Après une semaine, ce n’est pas de trop! Nous en trouvons à l’auberge de jeunesse qui nous coute 20 couronnes (3.50$). Vendue! Je laisse couler l’eau chaude… longtemps!

L’eau que nous avions prise à Assiatt était un peu jaune et le filtre Britta parvenait à la rendre plus claire… Mais, ce n’est plus le cas. Elle est de plus en plus jaune, sinon saumâtre… Nous devrons renettoyer les réservoirs et refaire le plein d’eau avant de quitter Illulissat.

Guy et Yann sont allés poser des leurres pour pêcher le flétan avec des voisins de quai, pêcheurs d’ici. Guy a apporté la caméra pour prendre quelques

images. Nicole les accompagnera en après-midi pour retirer les lignes et rapporter les poissons. Guy est heureux. Ça faisait longtemps qu’il rêvait de pouvoir sortir en mer avec des pêcheurs. 

Je profite de leur absence pour écrire un peu. Pendant que j’écris,

le bateau de pêche sur lequel nous sommes amarrés décide de partir! Il cogne à la coque et je sors en vitesse pour attraper nos amarres en catastrophe! Je suis seule et je saute sur leur bateau avec l’amarre arrière pour finalement l’amarrer sur l’autre bateau de pêche resté à quai…  Une chance qu’il avait amarré le devant de notre bateau avant de filer. Mais quelle mouche les a piquée de partir si vite, sans prévenir?

Nous prévoyons trouver un café internet ici pour pouvoir enfin envoyer quelques nouvelles. Nous irons possiblement voir un glacier au nord d’illulissat qui, paraît-il, est majestueux.  Seule la météo nous donnera le feu vert pour rester ici encore quelques jours… Nous ferons aussi une dernière épicerie en terre groenlandaise avant de partir vers Pond Inlet, Terre de Baffin.

 

Claire

 

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En route Cap au Nord

18 Juillet 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Mardi 10 juillet,

9h15; nous entrons dans les canaux du Nordlandet, direction nord.

Nous naviguons sur le bord de la côte entre des îles, entourées de montagnes et de petites baies. Nous avons droit à un  froid humide et de la brume ,mais pas de pluie pour l’instant.


À 18h15, nous ancrons dans une baie bordée de ruisseaux qui dévalent des montagnes environnantes. Nicole et Yann trouvent le courage de mettre quelques lignes à l’eau, pour pêcher. Quelques minutes plus tard, nous avons deux belles grosses morues. Incroyable! Ici, le poisson abonde tellement qu’en mettant la ligne à l’eau , ça mord! Nous avons même dû en rejeter une troisième morue à l’eau!  J’avais déjà préparé un pâté de lentilles et nous décidons de conserver les morues pour demain soir.

Mercredi 11 juillet,

Ce matin, beau soleil! Nous mettons l’annexe à l’eau et partons découvrir la côte. Nous en profitons pour nous laver dans le ruisseau et faire un peu de lessive. L’eau est fraîche, mais agréable et c’est un réel plaisir de se laver les cheveux!

Au retour, Nicole prépare une soupe de poisson avec les têtes de morue puis nous repartons pour une courte navigation jusqu’à un autre joli mouillage.

Nous mangeons la morue en papillote d’algues que Nicole a récoltées lors de la navigation d’aujourd’hui.

Jeudi 12 juillet,

Navigation à moteur au départ, direction Maniitsoq. Le soleil apparaît en après-midi. Nous terminons sous voiles et avançons à 6 noeuds sur une mer presque plate!

Vendredi 13 juillet,

Maniitsoq est une petite ville charmante. Le marché se trouve à deux pas du bateau et est très complet! Beaucoup plus simple de faire l’épicerie d’ici que de la faire à Nuuk!

Je crois que je trouverai quelques épiceries lors de nos prochains arrêts, mais j’achète le plus possible de légumes et de fruits frais avant de repartir vers le nord. Je trouve aussi quantité de viandes sous vide, du jus et du pain.


Samedi 14 juillet

8h30; départ pour 36h de mer, car nous voulons arriver au plus vite à Aasiaat.

Nous faisons quelques milles à l’intérieur et sortons en mer à moteur.

Le vent contraire apporte un fort clapot qui nous oblige à entrer et naviguer à l’intérieur à l’abri des îles au niveau de Kangamiut. Le calme est de retour, ça fait du bien.

Nous ressortons en mer au sud de l’île de Sisiutaq. Le vent est à environ 18 noeuds dans le nez. On décide de revenir sur nos pas pour ancrer dans la baie Fiskemesterens Havn que nous venions de croiser…

Repos bien mérité.

Dimanche 15 juillet,

Aujourd’hui nous tenterons, de nouveau, de rejoindre Aasiaat, dans la baie de Disko. Si les conditions sont bonnes, nous ferons les 160 mille dans un seul trajet. Le vent est encore contre nous. Nous nous arrêtons à Sisimiut après avoir croisé quelques baleines qui s’alimentaient devant le port. Sauts hors de l’eau, saluts de nageoires et déploiements de queues avant de plonger sous l’eau nous réjouissent!

Lundi 16 juillet, 

Nouveau départ. Nous partons en mer et essayerons encore une fois de naviguer toute la nuit. Nous entrons dans les canaux en après-midi pour continuer toute la nuit à l’abri de la mer.

Nous croisons quantité d’iceberg et de morceaux de glaces. Il fait beau et le soleil ne se couche plus… Il reste à l’horizon pour la nuit et voyage d’ouest en est pour remonter au matin. Ce soleil nous aide à repérer les glaces et faire la veille. Vers 4 h 30 du matin, nous croisons toute une famille de rorquals à bosses. Ces baleines sont plusieurs à nager autour du bateau, à plonger et même charger sur nous! Les voir d’aussi proche, entendre leurs souffles et les sons qu’elles produisent, demeurent toujours une expérience impressionnante!


 

Mardi 17 juillet,

La nuit tire à sa fin, il fait beau et presque chaud, à 7 h 30 le port de Aasiaat est devant. Les instructions que nous avons pour le mouillage datent de quelques années. Où aller? Plusieurs petits bateaux encombrent le plan d’eau, des bateaux de pêche occupent de grands quais, nous ne trouvons pas de place pour Balthazar. Au fond du port, dans une échancrure qui semble avoir été faite à coup de dynamitage, une petite passe s’ouvre, nous nous y engageons en ralentissant à 3.5 noeuds. Un fil électrique passe d’un côté à l’autre, Guy a des doutes sur le tirant d’air et au même moment, Nicole et Yann, qui sont à la proue font de grands signes et lancent «  Y’a pas d’eau », Claire confirme… Marche arrière toute!  Balthazar s’immobilise dans 8 pieds d’eau, demi-tour et nous revenons au port de pêche. Slalom entre les petites embarcations et nous décidons de nous amarrer à un vieux bateau de pêche, le « Bourup ». 

Claire et Guy


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De Nuuk à Aasiaat (Baie de Disko)

17 Juillet 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Voyage Balthazar été 2012

De Nuuk à Aasiaat (Baie de Disko)

Extrait  journal de bord de Nicole

 Nuuk du jeudi 5 au lundi 9 juillet

Nous sommes à Nuuk la capitale du Groenland depuis 5 jours, J’ai l’impression d’être là depuis 1mois, A Nuuk la population est en partie Groenlandaise et Danoise, la ville est active par son port, et ses usines de congélation de crevettes nordiques, partout des constructions neuves sortent de terre. Les gens y sont souriants et accueillants. Parmi les belles rencontres que nous avons faites il y a Ollé suédois qui est pilote de ligne et d’hélicoptère il rénove un vieux bateau en bois conçu à l’origine comme bateau hôpital qui voyageait le long de la côte pour soigner la population et Maria sa femme groenlandaise de Illilussat confectionne des tapis avec incrustations d’animaux polaires en peau de phoque, un magnifique travail de précision, Ollé nous avait gentiment offert l’hospitalité pour prendre une douche et laver notre linge, Maria nous a accueillit tout un après- midi très fière de nous  montrer tout son travail, elle coud également de magnifiques manteaux en fourrure le tout avec un thé et de délicieuses pâtisseries danoises.


Nous avons également rencontré Allan alors que Guy et moi nous cherchions  des filtres à essence pour le moteur au milieu d’une zone industrielle un monsieur nous propose son aide, il est danois, arrivée au Groenland en 1965 il a monté un chantier et c’est un passionné d’aviation il nous emmène dans son hangar ou il construit son petit avion, un vrai bijou. Il se coupera en quatre pour nous aider à trouver le matériel nécessaire.

Durant notre séjour j’ai visité le musée sur le peuple inuit du Groenland très instructif. La vieille ville de Nuuk est très belle avec ses maisons colorées en bois. Malheureusement le temps est très pluvieux.

Mardi 10 juillet

Départ 9h30, nuageux mais il ne pleut pas, et surtout pas de brouillard, nous naviguons au moteur à travers un réseau de chenaux parsemé d’innombrables iles et rochers, la progression serait plus agréable si les cartes nautiques étaient plus précises, hors les sondes sont très approximatives de plus les cartes sont décalées par rapport au données du GPS ce qui parfois nous ferait passer sur les iles, donc navigation à vu  heureusement les chenaux sont un peu balisés . Nous croisons des bateau hors bord avec des familles au complet, ici pas de route,  ces  petits bateaux remplacent l’auto.

Vers 16h30  nous mouillons dans un petit fjord sauvage par 25’ d’eau,  avec le rêve cascade d’eau fraîche. Dynamisée par ce cadre enchanteur je décide que c’est le moment de tenter une partie de pêche, il parait que la morue abonde dans la région, n’étant pas une experte en la matière Yann me donne un coup de main, je mets une ligne avec des hameçons certes un peu gros  mais l’ambition est là, je commence à giguer la morue, quelques touches prometteuses…. Yann plus raisonnable monte une ligne polyvalente avec des leurres à maquereaux, à peine a-t-il mis sa ligne à l’eau et hop une morue, une belle prise. A bord c’est l’excitation, Guy remet la ligne et une deuxième morue le repas est assuré, alors que j’aide Yann à démêler son fil en mettant une partie de la ligne dans l’eau une autre morue se jette sur notre hameçon, nous l’a rejetons  à l’eau, assez de morue pour ce soir.

Belle nuit calme.

Ancrage 64 34 277 N et 52 06 610 O

Navigation 40 milles

 

 

 

Mercredi 11 juillet

Dés le réveil, la tentation d’une douche dans la cascade est trop forte, nous débarquons dans le varech glissant le long de la pente, l’eau est fraîche mais pas trop froide c’est rafraichissant et surtout le bien être de se sentir propre, nous en profitons pour remplir nos bidons d’eau. Mise à part les moustiques le coin est paradisiaque, j’y resterai bien quelques jours mais nous devons progresser vers le nord.

Appareillage 11h30 route au moteur, nous zigzaguons  parmi les îles parfois les passages sont étroits, c’est du « rase cailloux », restons vigilent nous n’avons plus confiance dans les cartes.

Nous rentrons dans une première baie,  passons devant un village abandonné nommé  TOVQUSSAQ  avant de rentrer dans une deuxième baie magnifique avec ses cascades descendant des glaciers, ses montagnes majestueuses qui nous entourent d’une belle protection. L’ancre mouiller, l’annexe à l’eau nous partons explorer le village, ou tout semble avoir été laissé à l’abandon du jour au lendemain, les maisons en bois, les installations de matériel de pêche témoignent  d’un passé actif. Nous retraversons la baie pour une belle promenade le long d’un majestueux torrent  descendant de montagnes imposantes.


Soirée Morue cuite en papillote de laminaire (ici les laminaires ont des tailles à la mesure des montagnes gigantesque), dessert crumble aux pommes.

Nuit calme

TOVQUSSAQ 64 52 858 N et 05 11 719 O

Navigation de 25 milles

Jeudi 12 juillet

Toujours au moteur à travers les îles, le temps est gris le matin, l’après midi le ciel bleu apparait ça fait du bien. Les montagnes sont de plus en plus couvertes de neige, dans le fond nous apercevons la calotte glaciaire.

En fin d’après midi nous pouvons faire un peu de voile au près serré durant 20 milles, le bonheur de ne plus entendre le moteur. Nous arrivons dans le charmant village de MANIITSOQ  avec ses maisons colorées, une belle place nous attend sur un ponton  côté des bateaux-autos.

 

MANIISTSOQ  65 24 793 N et 52 53 760 O

Navigation de 40 milles 

Vendredi 13 juillet

Tout le monde debout pour un ravitaillement en ville avant notre départ à 11h30 il pleut, naviguons le long du fjord HABORGERSUND  les glaciers apparaissent entre les nuages, nous arrivons encore une fois dans une magnifique baie appelée AGPAMIUT  avec évidement cascades fraîches, nous mouillons par 4 mètres de fond par temps calme. L’eau est d’un bleu  turquoise comme aux Bahamas ce qui nous tente Claire et moi pour une baignade ou plutôt une trempette très rapide l’eau est vivifiante et glaciale, non décidément ne pas se fier à la couleur de l’eau ,c’est trompeur. Un bon cake banane chocolat de Claire nous réconforte.


Yann pêches deux morues en 5 minutes, que nous jugeons trop petites, ne s’avouant pas vaincus Guy et Yann partent en annexe pour une pêche miraculeuse  d’une super morue entre 4 et 5 kg en moins de 5 minutes.

Claire nous prépare des darnes de morue sur un lit de choux au curcuma et cumins, un vrai délices. Les repas a bord sont des moments gastronomiques

 

AGPAMIUT 65 39 76N et 52 53 760 O

Navigation 23 milles

Samedi 14 juillet

Départ 8h30 nous quittons notre abri confortable pour la pleine mer, tentative de courte durée vent contraire clapot et brouillard nous tombent dessus nous préférons faire rentrer dans les canaux intérieurs, et le rythme zig et zag recommence, les fonds oscillent entre 160’ et 300’ lorsque nous passons sur un au fond à 50’ nous paniquons comme si nous allions toucher.

Dans l’après midi  nous refaisons une tentative de sortie en mer, même scénario vent, clapot et brouillard cette fois nous revenons sur nos traces et remontons avec un fort courant contraire le fjord SOENDRE STROEMFJORD, nous passons dans un couloir de vent, nous ancrons par 16’ d’eau très proche des berges les fonds descendants abruptement … et les cascades se jettent dans la mer.

Nous faisons une pause morue. Nuit calme.

 

FISKEMESTERENS HAVN baie

66 01 234 N et 053 27 046 O

Navigation 23 milles

Dimanche 15 juillet

Départ 8h30, nous partons pour une grande virée de 160 milles pour rallier AASIAAT dans la baie de DISKO, nous ressortons en mer par le même trajet qu’hier, encore le vent contraire mais faible, chaque fois que nous passons à la hauteur d’un fjord le brouillard est au rendez vous, ainsi qu’une mer hachée. La côte continue d’apparaitre et de disparaitre dans le brouillard, le vent forci avec plus de clapot, tout le monde étant fatigué nous décidons d’écourter notre navigation en entrant à SISIIMUT, il est 9h30 lorsque nous faisons notre approche de la très jolie petite ville, juste devant l’entée des baleines sont en train de festoyer, quelle spectacle!. L’eau bouillonne avec une multitude de mouettes au dessus, les poissons frétillent, la baleine surgit tête première pour se régaler, c’est impressionnant!!!

J’ai du mal à réaliser que je viens de passer le cercle polaire, le temps est magnifique.

Lundi 16 juillet

Départ 8h45 la nuit a été courte, nous partons de Sisiimut un peu a regret de n’avoir pas eu le temps de visiter la ville.

Nous prenons la mer, passons encore devant des fjords qui provoquent remous, la barre est difficile à tenir mais comme il y a peu de vent ça passe correctement ( par temps venteux ce doit être impraticable).Encore une surprise, alors que je suis à la barre la carte numérique m’indique  une île de 200 mètres de long par le travers bâbord à ¼ de milles, hors j’ai beau scruter la mer …. Rien, par acquis de conscience je contourne l’île fantôme.

Dans l’après midi nous rentrons dans les canaux le relief a complètement changé, des collines basses et érodées font places aux hautes montagnes arides, la nature semble plus vivante la verdure recouvre les roches plus claires.

Décidément les cartes Danoises nous réservent des surprises la carte nous annonce des balises tribord alors qu’en réalité ce sont des bâbords ce qui est logique lorsque nous découvrons les passages.

Mardi 17 juillet

Nous continuons notre progressions vers la baie de Disko, à minuit je suis à la barre nous slalomons entre les îles le ciel est d’un bleu pure le soleil descend au NO longe l’horizon en continuant de briller intensément et ressort au NE il ne s’est pas couché (moi non plus) j’ai pu prendre en photo un soleil de minuit, c’est quelque chose. A 4h de matin les baleines en grand nombre se présentent près du bateau et même très près, malheureusement je n’ai pas vu ce spectacle je dormais ma seule petite heure de sommeil de la nuit. A 4h30 du matin de nouveau sur le pont, c’est un défilé majestueux d’icebergs de toutes formes nous approchons de la baie de Disko pépinière d’iceberg.

Nous entrons dans le port de pêche d’AASIAAT, nous accostons à couple d’un ancien bateau de pêche très certainement un baleinier.

Dés que nous sommes amarrés tout le monde se couche et c’est un sommeil bienfaiteur jusqu'à midi.

Après midi nous trouvons une douche chaude pour 7$ je dois dire que pour ce prix là j’ai laissé couler l’eau avec délice. Ah les petits plaisirs simple de la vie.

Notre voyage va se poursuivre en explorant la baie de Disko puis nous retraverserons vers le Canada au niveau de 73e parallèle pour la terre de Baffin à Pond Inlet qui sera le terme de mon voyage.

Les voiliers sont rare mise à part à Nuuk nous n’en n’avons croisé aucun.

Le Groenlandais est souriant et hospitalier, le stress ne semble pas faire parti de leur quotidien, la langue parlée est l’Inuktitut, mais  la plupart parle le Danois surtout chez les jeunes.

Aasiaat le 17 juillet 2012

Nicole 


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Maniitsoq

16 Juillet 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Jeudi 12:

À nouveau courte étape prévue jusqu'à Maniitsoq. La journée commence par ce qui commence à devenir monotone, du moteur dans un crachin à errer entre les îles. À mi-trajet nous sortons en mer. Assez rapidement le temps s'éclaircit et le vent se lève.


La navigation devient alors idyllique. Au près le bateau est bien appuyé. Le soleil fait un bien fou, plus que je ne l'aurais imaginé, je me sens vraiment en été. Cette sensation de vacances, de mer bretonne me rend vraiment heureux !

Nous arrivons à Maniitsoq sous voiles. Le paysage commence à changer. Devant la chaine interminable de montagne raide et glacée s'ajoute une côte minérale, de multiples collines, comme autant de petits « pains de sucre » façon Rio de Janeiro.

 

La ville grossit rapidement, plein de petites maisons colorées sur une dizaine de ces promontoires raccordés par de petits ponts. L'endroit semble avoir été dessiné par un enfant ou sortie d'un jeu vidéo. La mer est d'un bleu turquoise intense, presque opaque, les roches sont toutes arrondies, quelles que soient leurs tailles, le paysage est doux, les maisons sont reliées par d'innombrables escaliers en bois, le port est au coeur de ce havre, bien protégé, enfin le soleil est chaud et radieux. Comme un comble, la ville semble habitée d'enfants, qui étrangement courent dans toutes les directions. Tout le monde court d'ailleurs ici, sans stress ni raison apparente. Près de notre jupe, des ninjas aquatiques (des enfants en tenue de plongée avec baskets et gants) sautent et jouent dans l'eau du port. À terre les commerces ont été judicieusement placés près du port. Cette ville, très européenne , scandinave en particulier (dense et avec des maisons de bois, introuvable au Grønland) réjouit tout le monde à bord, malheureusement nous devons partir tôt le lendemain.


Je profite donc de l'escale tant que je peux et me balade partout. Quel plaisir ! Les gens sont toujours souriants et même rieurs, même les rares danois sont déridés et heureux de cette retraite paisible.

 

Yann

 

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Mer du Labrador

9 Juillet 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Mercredi 27 juin

Ça y est, nous sommes partis ce matin pour faire la traversée du détroit de Davis jusqu’au Groenland, ce qui nous prendra entre 6 et 8 jours, dépendant des conditions de vent.

La météo prévoit des vents portants de 25 à 35 noeuds pour demain et diminuant de 10 à 15 noeuds pour le reste de la traversée.

Aujourd’hui, il fait un peu froid, humide et brumeux. Les vents sont doux (15 noeuds) et nous voguons confiants avec cette excitation des départs et une touche d’appréhension tout de même devant cet océan, dont les réactions nous sont inconnus.


Nous aurons à surveiller de près les Icebergs qui peuvent se trouver sur notre passage et gérer l’humidité et le froid. Nous compensons largement le froid par une alimentation riche. Avant de partir, Nicole et moi avons préparé des repas consistants (ragout de boeuf et légumes, cake de poisson, pains, scones) ce qui nous évitera de cuisiner les deux premiers jours de navigation.

Guy a réparé le système de chauffage et c’est une chance, car il crée une douce chaleur et ajoute une part non négligeable de confort à bord.

Jeudi 28 juin

Nos deux premières journées de navigation sont éprouvantes; pas beaucoup de sommeil, vents forts amenant une forte vague de travers, pluie, embruns qui nous mouillent de la tête aux pieds. Il nous faut gérer le séchage des cirés à bord. Nous n’avons pas de placard destiné et c’est au carré, juste devant la descente là où se trouve la bouche du système de chauffage, que nous les suspendons. Ils sont un peu au milieu de la place, mais bon! Le bateau se retrouve un peu plus encombré... Balthazar est petit!

Nicole préfère rester dehors, car elle ne supporte pas trop le roulis à l’intérieur. La vague de travers produit une allure inconfortable.

Je fais réchauffer le ragoût pour ce midi... Ai-je vraiment faim?

En fin de soirée le vent faibli et tombe, nous partons le moteur. Guy et Yann détectent un iceberg au radar pendant leur quart de nuit.

Vendredi 29 juin

Encore 490 milles à faire avant d’arriver près de Nuuk, au Groenland.

La brume opaque nous oblige à naviguer sous radar. Il est bien utile dans ces régions peuplées d’Icebergs. Pluie, houle, nuages et brume sont à l’honneur. Nous naviguons à moteur.


Toutes les conditions sont réunies pour me donner le mal de mer. D’habitude, je supporte la houle et j’arrive à cuisiner dans presque toutes les conditions. Mais, personnellement, le peu de vent ajouté à une houle de côté m’apporte inévitablement des hauts de coeur. Ce soir, je ne cuisinerai pas. Je ne mangerai pas non plus. Yann se charge du repas et ils mangeront des choux-fleurs gratinés... Je me couche.

En fin de soirée, une petite brise revient, nous remettons les voiles.

Samedi 30 juin

Je me lève un peu barbouillé, mais j’arrive à faire du gruau et à manger quelques bouchées. Je fais une frittata pour le dîner et je me force à prendre un morceau.

On navigue dans une forte houle qui grossit avec les heures... Ce n’est pas bon signe. Est-ce une houle résiduelle d’un fort vent qui souffle plus à l’est ou est-ce annonciateur d’un coup de vent? Si c’est le cas, il faut attacher nos bretelles ça va souffler et la navigation au près sera sûrement des plus humides.

Dimanche 1 juillet

Ouf! Depuis hier soir, le vent a forci, il souffle de 25 à 30 noeuds de l’Est. Les vagues, qu’on évalue de 3 à 4 mètres, sont impressionnantes. Elles montent régulièrement sur le pont et, malheureusement s’invitent à bord par les manches à air de devant. Notre lit est mouillé. Nous fermons les ouvertures de l’extérieur et de l’intérieur.

Nous avons réduit la voilure au minimum, grand-voile à 3 ris et foc «solent». Balthazar se comporte bien et nous pouvons dormir en laissant notre petit bateau et son régulateur d’allure «Cap Horn» gérer la situation. Nous surveillons de près le baromètre et pendant la nuit la pression semble vouloir remonter. Ça me réconforte et ouvre une brèche d’optimisme pour le lendemain.


Guy s’est couché sur le plancher, dans le couloir du carré. Je soupçonne qu’il n’a pas dormi très profondément depuis notre départ. Mais là, curieusement, par ces conditions musclées, il dort enfin! Ça me rassure, car il a besoin d’être en pleine forme pour la suite de cette traversée.

Mardi 3 juillet

Nous approchons de la côte du Groenland. Ce soir, nous souperons et surtout, dormirons dans un petit mouillage protégé et tranquille à 30 miles au sud de Nuuk.

Je me sens fatiguée, mais d’humeur joyeuse ce matin. Pendant mon quart, avec Nicole, nous avons vu un Iceberg sortant de la brume. Le radar nous indiquait déjà plusieurs Icebergs sur notre route et nous devions parfois changer de cap pour les contourner. La brume ne nous permettait pas de voir à plus de 100 mètres. Ce n’est que petit à petit que le brouillard s’est dissipé et notre Iceberg est apparu sur bâbord.

Après avoir croisé plusieurs Icebergs, dont un d’une hauteur impressionnante, la côte du Groendland est apparue dans toute sa splendeur!


Comme une toile monochrome, les montagnes enneigées produisent toutes les nuances de gris. Les contrastes de formes, tantôt courbes, tantôt abruptes, donnent un caractère particulier au paysage. La douceur et la légèreté des nuages côtoient habilement la rudesse et la force des rochers et ajoutent une profondeur et une intensité peu commune à cet environnement.

Mercredi 4 juillet

Nous venons de quitter notre premier mouillage en terre du Groëndland, dans le Buksefjord près de Saatut. Mouillage très tranquille et quelques verres de vin, nous ont permis de passer une bonne nuit.

Nous naviguons en direction de la ville de Nuuk où nous ferons notre entrée officielle ainsi que le plein de nourriture, d’eau et de carburant diésel. Nous avons aussi une bonne lessive à faire.

Il fait vraiment beau, soleil et + de 15 degrés, nous naviguons par les canaux le long de la côte. À mesure qu’on avance, le paysage se transforme découvrant une nouvelle montagne, une nouvelle perspective. Des glaciers descendent vers la mer et les nuages s’amoncellent sur les cimes et longent la côte en apportant leur lot de mystère.


Nous sommes heureux et reposés. Je pense à mes filles, à mes parents qui doivent attendre de nos nouvelles. Heureusement que nous avons un système de localisation Spot, qui nous permet de donner notre position régulièrement, car l’envoi de message ou de courriel n’est pas encore  possible avec Windlink (radio amateur). Nous espérons trouver un café internet à Nuuk.

Vendredi 6 juillet

Pluie et vent. Nous sommes toujours amarrés au port de Nuuk, à l’épaule de bateau de pêches. Le propriétaire du premier bateau de pêche nous a invité à aller prendre une douche et faire notre lavage chez lui! Je mets ça en priorité aujourd’hui! Et je les ai invités à souper pour ce soir.

Il nous faudra aussi faire l’épicerie, malgré la pluie qui n’en finit pas de tomber... Apparemment, les prix ne sont pas si exorbitants que je m’attendais, sauf pour les légumes.

Depuis le départ, on mange beaucoup plus que je ne pensais. Vivre dans le froid a cet avantage qu’on peut manger beaucoup sans grossir, au contraire, je maigris! 

Lundi 9 juillet

Nous quitterons Nuuk demain. Nous avons pu faire ici le plein de nourritures, d’eau et de fuel. Nous sommes dans un port commercial, il pleut presque tout le temps...

Je tenterai de donner des nouvelles prochainement. À bientôt, 

Claire

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Départ pour Nuuk

27 Juin 2012 | 1 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Balthazar quitte le petit port de Straitsview, Terre-Neuve, demain mercredi 27 juin pour Nuuk au Groenland. Une traversée d'environ 700 milles. La veille aux Iceberg sera de mise!

La météo semble bonne, nous aurons entre 15 et 25 noeuds du sud-est et Sud, parfais pour faire cap au Nord!

 

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De Gaspé à l'Anse aux Meadows

25 Juin 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Dimanche 17 juin

Partir de Gaspé pour une expédition dans le Grand Nord a de quoi donner des papillons dans l’estomac. Ça n’a rien de comparable avec un départ vers le Sud.

Il y a le stress, que dis-je, l’angoisse d’apporter les vivres suffisants pour les trois prochains mois, avec un espace limité de rangements. Ensuite, il faut réapprivoiser la mer, apprendre à se connaître en tant qu’équipage et avoir confiance en notre bonne étoile qui, jusqu’à présent, ne nous a pas fait défaut.

Je regarde, lors de la sortie de la baie de Gaspé, les embruns formés par les vagues et à chaque saut de Balthazar, les fines gouttes d’eau se déploient en arc-en-ciel minuscules qui me font sourire et m’apaisent... Ils m’inspirent des pensées d’espoir que tout se passe bien.

Mardi 19 juin

L’ambiance est bonne à bord.

La sortie de la baie de Gaspé s’est faite au près serré à tirer des bords, ensuite cap sur le sud d’Anticosti. Ce sont des vents du sud soufflants de 15 à 20 noeuds, qui nous ont vu doubler la pointe d’Anticosti. Mardi 19 juin en avant-midi, alors que nous voguions allègrement au grand largue en direction du détroit de Belle-Isle, nous avons pris la décision de faire route sur la côte nord en direction de La Tabatière, petit port au sud de Blanc-Sablon. 

Le vent forci dans un brouillard de plus en plus dense. 

Nous n’avons pas échappé au traditionnel brouillard côtier et c’est au grand largue par 30 noeuds de vent que nous nous dirigeons aveuglément sur la côte sans oublier que nous devons surveiller les glaçons possiblement présents.

Mercredi 20 juin

Navigation dans les canaux de la côte (Petit Rigolet) vers une petite baie protégée. Toujours le brouillard tout autour, mais nous pouvons observer les rochers qui bordent les canaux. Très joli !


Je fais un inventaire des denrées à bord. Je devrai majorer les calories, car les dîners  que j’avais prévus légers se transforment rapidement en copieux repas. De plus, le nombre d’oeufs décroit rapidement, car nous cuisinons beaucoup de gâteaux, histoire de nous réchauffer.

Notre système de chauffage ne veut toujours pas fonctionner.

Vendredi 22 juin

Au près contre un clapot incommodant nous filons vers la côte de Terre-Neuve que nous longerons ensuite à moteur, face au vent et à la vague, ce qui rend la navigation inconfortable. À quelques milles de la côte, à travers une brume qui tarde à se dissiper, nous apercevons notre premier iceberg. Masse de glace fantomatique à 3 milles sur Tribord. La bonne nouvelle est que nous l’avons détecté au radar avant de le voir. 

Nous ferons escale une quinzaine de milles avant l’Anse aux Meadows à Cook’s Harbour, port de pêche sympathique. L’entrée du port est magnifique et apparemment difficile : on voit un bateau de pêche échoué sur les rochers (nous apprendrons que le capitaine s’était endormi et a fait côte il y a 2 jours). La carte n’est pas précise, une erreur d’environ 200 mètres déporte notre route sur la carte électronique. Nous sommes vigilants et entrons dans un port de pêche qui nous accueillera à son quai !

Nous discutons avec les travailleurs sur le quai et ils nous indiquent un bâtiment tout neuf où l’on peut trouver douche et laveuse à linge ! Super ! Après 10 jours, on peut dire que c’est bienvenu !

Samedi 23 juin

Navigation par grand beau temps, mer plate, soleil et baleines à bosse. Elles sont plusieurs à sauter et à déployer leur queue en éventail avant de plonger vers les profondeurs de la mer ! Quel spectacle !

Tout au long de la côte, nous contemplons un paysage austère parsemé de petites maisons. J’imagine les gens vivant ici et supportant les longs mois d’hiver...

Nous voyons un petit iceberg avant d’arriver au port.  

Nous amarrons Balthazar à un quai tout neuf et rencontrons les pêcheurs qui travaillent à proximité.


L’un d’eux nous propose d’utiliser son camion pour nos déplacements. Merci beaucoup ! Je l’invite à venir prendre l’apéro à bord dimanche soir avec sa femme.

Ils viennent avec leur fille Maria. Cyril nous raconte ses histoires de pêche tandis que Barbara nous invite à aller chez eux pour avoir accès à l’internet et prendre une douche. Cyril nous apprend qu’il y a, l’hiver venu des ours blancs qui font le voyage sur les glaces dérivantes et passent un peu de temps dans la région avant de reprendre le chemin inverse pour retrouver la côte du Labrador. Du coup, Claire regarde le paysage d’une autre façon !

Départ en direction de Nuuk au Groenland prévu pour mercredi 27 juin. Nous tenterons de devancer l’arrivée d’une bonne dépression dans la région.

 

Claire et Guy

 

 

 

 

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From Gaspé to Anse aux Meadows

24 Juin 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Le texte suivant n'est pas une traduction du texte intitulé « De Gaspé à l'Anse aux Meadows », mais bien un texte écrit par Yann pour ses amis internationaux.


Finally at the Anse aux Meadows. Really happy to visit this hard to reach historical site where the Viking briefly settled in North America.

We have been through relatively tough seas and extremely variable weather. Sunny, cold winds, gusts, incredibly thick fog...

 The first three days at sea were a good and fresh start. Getting us in shape gradually. Already we had Aurora Borealis every night, whales, dolphins, tons of new birds to me, and most importantly: great food!

We then stopped on the Labrador coast as we wanted to avoid sailing at night with possible icebergs. The village there was gloomy but the landscape fantastic. We then had this surreal route through islands and channels in a really deep fog. We sometimes couldn't see further than 30m and thus could only guess the shoals and islands we were passing by. It was a bit scary but from time to time the fog would disappear and the magic of the landcape was revealed. I am not sure the pictures convey the atmosphere so well but I definitely have great memories from it.


Later on at sea, all of sudden, the fog vanished, a strong and cold wind started to blow and to freeze us. A coast of dry cliffs appeared before us. We halted in a cute, more European/Norwegian style village. Then again it was such a drastic change from the small steamy wadded islands from the previous day.

In the following morning we had a rather sporty departure as the front sail jammed when being set up. We then proceeded to a quick sneaky crossing of the dreaded Belle-Isle strait to sail along the Newfoundland coast with the engine. It ended up being a sunny day with whales. A very cute village again but this time the landscape is completely flat (and still desolated). And there finally, in the morning we realised that we had passed the night right by... showers!! What a joy!

After a thorough cleaning of our clothes and ourselves we headed through jumping Humpback whales and dolphins to a village close to the Anse aux Meadows, where we are now. It's hilly and actually breathtaking. Especially with the whales, the Vikings were not only barbarians and knew where to crash on a new continent! We should visit some of their other settlements in Greenland.

 We should head to Greenland on Wednesday in order to avoid a coming storm, however the changing weather under these latitudes is not reassuring. In a way it would be exciting to face rough weather but we will surely have other chances.

By then we have to fix the heater. We have two aboard and none of them works. Sailing Greenland without is is feasible but it should be pretty cold. On the other hand it will hopefully be less wet. This was the most annoying so far, rather than the temperature.

Anyway, it's an amazing trip so far and that was just the beginning. The serious stuff is ahead!

 

Yann

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Une petite navigation

13 Juin 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Mercredi 13 juin,

Une belle journée de voile pour rejoindre Gaspé depuis l’Anse-à-Beau-Fils.

De bons vents, un peu changeant en force et en direction, ont permis à Nicole et Yann de se familiariser avec les manoeuvres.

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Mise à l'eau

8 Juin 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Balthazar est à l'eau! J’allais dire « fin prêt », mais il reste encore plusieurs petits travaux à faire avant le départ prévu dans une dizaine de jours. Nous sommes à la petite marina de Chandler pour quelques jours, ensuite nous ferons escale à Gaspé pour terminer l’avitaillement. 

Dès notre arrivée à Newport, la semaine dernière nous avons sympathisé avec Anne-Lise et Sébastien qui emprunte la V’Limeuse pour un périple Nordique. Nous les rejoindrons à Gaspé et nous ferons peut-être route ensemble jusqu’au Labrador. Seb, comme l’appellent ses amis, a navigué le Passage du Nord-Ouest en 2007 à bord de « Babouche », un petit catamaran conçu spécialement pour la navigation dans les glaces et tenter à l’été 2011 la traversée de la banquise en passant par le pôle Nord sur « Petit-Babouche », une embarcation spécialement conçue à cette fin!

Pour l’instant, nos équipiers, Nicole et Yann nous aident à faire les nombreux travaux nécessaires avant le départ de notre expédition (avitaillement, peinture de la coque, couture etc.), apport important et agréable! 

 

 


 

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Itinéraire prévu été 2012

26 Mai 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Le départ approche, nous sommes un peu fébriles.

Balthazar nous attend à Newport en Gaspésie. Nous y serons vendredi 1er juin pour y entreprendre les quelques travaux à faire avant la mise à l’eau prévue pour le 7 juin. Ensuite, nous passerons quelques jours à la marina de Chandler pour compléter les travaux et l’avitaillement. Nous larguerons les amarres entre le 10 et le 15 juin.

Voir l’itinéraire prévu pour l’été 2012.




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Équipier

25 Mai 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

François Roberge

Mais quelle mouche m’a piqué pour décider de couper  l’été et aller naviguer dans le
grand Nord en compagnie des glaces, du froid et de la neige? Eh bien, il y a ces rencontres avec les Inuits, la découverte de la faune marine, les paysages magiques, les nuits blanches et peut-être quelques aurores boréales…tout ça au-delà du plaisir de la navigation à voile en bonne compagnie.

Retraité d’Hydro-Québec depuis bientôt 5 ans, amateur de golf, de vélo, de ski, de tennis et de voyages, j’ai eu l’occasion de découvrir la voile avec Claire et Guy au tout début de leur grande aventure sur le lac Champlain à bord de Balthazar. Se sont ajoutés d’autres séjours à bord en Nouvelle Calédonie et au retour entre le lac Champlain et la Gaspésie ainsi qu’une traversée légèrement mouvementée entre les Bahamas et New-York avec Guy sur un voilier emprunté. 

Le séjour prévu d’environ deux mois sur Balthazar dans le passage du nord-ouest demeure un défi et une aventure qui secouent les petites habitudes pépères de l’heureux retraité. Mes études en mathématiques et ma carrière qui évolua de chercheur à un poste de cadre d’entreprise m’ont permis de découvrir notre monde mais sans beaucoup d’émoi. La vie à bord, l’air frais dans le nez et la lumière des grands espaces sont des morceaux d’émotions et de rêves qui sont à saisir avec enthousiasme et beaucoup de plaisirs. 

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Équipière

8 Mai 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Nicole Ferembach

Embarquée à l’âge de 9 jours sur un thonier à voile de 18 mètres avec un Papa photographe et cinéaste et une Maman infirmière, nous partons pour un voyage de 7 ans avec de longues escales filmant la vie des peuples autour du bassin Méditerranéen et de la mer Rouge. 

Au retour la Bretagne deviendra mon port d’attache où, sur un cotre en bois de 13 mètres, je sillonne les Abers et les iles Anglo-saxonne, une échappée en Afrique puis aux Antilles.

La traversée Saint-Malo Québec en passant par Terre-Neuve est ma première navigation nordique.

Tout naturellement j’épouse un marin, deux petites sirènes naitront, sur un magnifique 5.5 JI de 1954 nous tirons des bords en famille entre les Glénan et la baie de Concarneau, dans le même temps avec six amies nous achetons une yole de mer quatre barrée et fondons l’association Ram’Dam dont je serai présidente pendant 10 ans 

Avec mes filles et leur père, une envie de changement nous anime et nous voilà partie pour l’Indonésie sur un Pinisi bateau local de transport à voiles de 25 mètres à la découverte de cet archipel sauvage.

Au fin fond de la Malaisie dans la mer de Chine, nous tombons amoureux d’une coque abandonnée d’un schooner de 20 m tout en bois sur un plan de Bill Dixon. Dans des conditions très exotiques, nous donnons vie à cette somptueuse goélette et naviguons dans les eaux malaisiennes et thaïlandaises.

Un tournant dans la vie me voit revenir au Québec, je reprends avec passion mon métier de professeur de danse et, le temps d’une rénovation de maison près du pittoresque village de Saint-Jean-Port-Joli, je tire quelques bords sur le fleuve lors de régates conviviales.

Comme une grande brise du large qui s’annonce prometteuse, Guy et Claire me font part de leur projet de navigation nordique et me propose d’embarquer sur le Balthazar qui est à leur  image chaleureux et sûr. Et c’est avec confiance que je pars pour cette aventure nautique, humaine et culturelle.


 

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Équipier

27 Avril 2012 | 0 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Yann Robiou du Pont    

Né en Guyane lors d'un voyage autour de l'atlantique, il passe sa première année sur un voilier puis apprend à naviguer avec ses parents. À partir d'une douzaine d'années, il partait camper en voilier avec un ami en Bretagne (France) dans le golfe du Morbihan. 

Il profite de ses études en physique pour partir vivre à l'étranger : Danemark, Angleterre, É.-U. et Bénin (en Afrique de l'Ouest). Finalement, en janvier dernier il choisit de venir à Montréal pour faire un Doctorat sur la modélisation de la glace de mer dans l'Arctique, et son lien avec le changement climatique.

C'est donc tout naturellement qu'il demande à se joindre à l'expédition polaire du voilier Balthazar lorsqu'il en entend parler. Celle-ci va lui permettre de mieux se représenter son sujet d'étude, de déployer quelques instruments et de réaliser quelques mesures. C'est aussi l'occasion de comprendre les enjeux de la modélisation de la glace; le passage du nord-ouest va bientôt être une route maritime commerciale qu'il faut comprendre et sécuriser. 

Par ailleurs, il est important de comprendre comment la fonte de la glace influence le climat et est affectée par celui-ci ! Il est aussi essentiel de comprendre comment ces changements influencent les humains, les animaux et les végétaux que l'on retrouve dans ces régions.

Enfin, il est fondamental d'avoir la perception des peuples qui vivent sur cette glace depuis des millénaires.

Au-delà de ces connaissances, ce voyage sera avant tout des rencontres, des paysages fantastiques, une aventure humaine et un défi sportif qui le rendront heureux à chaque réveil de quart !

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Arctique

28 Janvier 2012 | 1 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1



Merci à la nature

Le soleil nous donne vie, car il nous réchauffe (encore que chichement parfois). Il nous donne la lumière et l’obscurité, ce que nous apprécions. Il nous donne le jour et la nuit, l’été et l’hiver, le froid et la chaleur. Il régit la vie et la mort. Personne ne peut détruire notre univers, car il a sa propre volonté. La lune éclaire la nuit et nous guide dans l’obscurité. De tout temps, les Inuits ont utilisé la lune et les étoiles pour s’orienter. Les étoiles ont aussi des noms inuit.

Texte par Taamusi Qumaq (1992)

Arctique (Glané sur le site www.institut-polaire.fr)

Grossièrement, l’Arctique est la région située au nord de la Terre, à l’intérieur et aux abords du cercle polaire arctique. Le nom d’Arctique provient de la constellation de la Grande Ourse, située au nord (arctos = ours). Cette région comprend l’océan Arctique, dont une grande partie est gelée en permanence (banquise) et le nord des terres qui l’entourent : péninsule scandinave, nord de la Russie et de la Sibérie, de l’Alaska, du Canada, le Groenland, le Spitzberg, etc. La situation géopolitique de l'Arctique est très différente de celle de l'Antarctique. En effet, les territoires sont tous possessionnés par les pays entourant l'océan Arctique (Norvège, Russie, Canada, etc.).

L'océan Arctique

L'océan Arctique, ou océan glacial Arctique, s'étend sur une surface de 13 millions de km² environ, ce qui en fait le plus petit océan du globe, et jusqu'à plus de 4.000 m de profondeur. Il recouvre l'ensemble des mers situées entre le Pôle Nord et le nord de l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique. Il communique avec le nord de l'océan Atlantique, recevant de grandes masses d'eau à travers la mer de Barents et le détroit de Fram. Il se trouve également en contact, mais plus étroitement, avec l'océan Pacifique à travers le Détroit de Bering.

La circulation océanique

La circulation de l’eau dans l’océan Arctique joue un rôle important dans le régime océanique global et dans la régulation du climat mondial, notamment par ses échanges thermiques avec l'atmosphère. Quand les eaux relativement chaudes et salées de l’océan Atlantique (le Gulf Stream par exemple) atteignent l’océan Arctique, qui est froid, leur densité augmente avec la baisse de la température, et elles s’enfoncent dans des couches plus profondes. Ce processus de formation d’eaux profondes, appelé "circulation thermohaline" (de thermos, chaud, et halos, sel), est lent, mais a lieu sur d’immenses surfaces. Chaque hiver, plusieurs millions de km³ d’eau s’enfoncent ainsi vers des zones plus profondes, ce qui déplace lentement l’eau vers le sud, au fond de l’océan Atlantique. Le lent brassage des océans a été représenté par les océanographes par un "tapis roulant" à l’échelle du globe.
De nombreux autres courants (de surface, profonds et de profondeur intermédiaire) circulent selon un schéma complexe dans l'océan Arctique. Ce sont notamment des courants de surface dits "courants de Nansen" qui font dériver la banquise.
Cf. ci-contre "Courants océaniques et extension de la banquise" pour en savoir +.

La banquise

L'océan Arctique est en grande partie recouvert par une banquise épaisse dont l'extension varie suivant les saisons. Elle est mobile, sans cesse fracturée et remodelée par les vents et les courants. En été, comme la mer ne gèle pratiquement pas, la banquise se fragmente en une multitude d'îles de glace flottantes, les floes. Au fil des saisons, les glaces boréales passent de 8 à 15 millions de km² environ. Dans sa partie centrale la banquise peut faire jusqu'à 4 m d'épaisseur.

www.institut-polaire.fr


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Découvrir la Nordicité

28 Janvier 2012 | 1 Commentaire | Dernière publication | Sous catégorie: Catégorie 1

Quand l’été pointe son nez, l’océan Glacial Arctique, au nord du littoral canadien, commence à se libérer des glaces hivernales. C’est le moment propice pour tenter de découvrir à notre tour le Passage du Nord-Ouest. 

Dès juin 2012, nous larguerons les amarres, quitterons la Gaspésie en direction du Grand Nord.
Nous tenterons de rallier l’océan Pacifique depuis l’Atlantique via le Passage du Nord-Ouest. Le but ultime du voyage est de découvrir la « nordicité », de créer un rapprochement et d’améliorer notre compréhension des peuples du Nord.

Un film sera tourné sur la vie à bord et sur la vie des inuit ( avec une attention particulière aux jeunes inuit) au Groenland, au Nunavut, Territoires du Nord-Ouest et en Alaska. Comme pour notre précédent voyage, nous présenterons ce film lors d'une tournée de conférence dans les écoles, les salles publiques et en conférences en milieu corporatif.

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Carnet de voyage - Passage du Nord-Ouest Suivez le Passage du Nord-Ouest par GPS à partir de l'été 2012
L'envie de découvrir la «nordicité» nous appelle à naviguer l'océan
Glacial Arctique à la découverte des côtes du Labrador, du Groenland, du passage du Nord-Ouest (...)
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