Princess Louisa Inlet

15 Août 2018 | 0 Commentaire | Dernière publication

« C’est plus que beau. C’est sacré »

Nous avons devant nous encore quelques semaines pour découvrir les environs de Vancouver. À 45 milles au nord de Vancouver, nous embouquons le Jervis Inlet, un long fjord qui méandre sur une quarantaine de milles vers le nord-est. Plusieurs navigateurs de la région nous ont parlé en bien du Princess Louisa Inlet qui est situé presque au bout du Jervis. Il y a plusieurs années c’était l’endroit privilégié de John Wayne et de ses amis d’Hollywood pour passer des vacances au luxueux Lodge qui depuis est devenu un camp de vacances pour les jeunes.

Nous passons une belle journée au soleil à savourer la navigation dans ce grand fiord, parfois à moteur et parfois sous voile quand le vent descend des montagnes environnantes et nous pousse vers notre destination. Après 7 heures de navigation, nous traversons la passe Malibu, étroite et tourbillonnante de courant. Heureusement, nous sommes à l’étale et l’accès au Princess Louisa Inlet se fait sans problème.


Trente minutes plus tard, entre l’île Macdonald et la côte, les quatre bouées (corps-mort) mises à la disposition des plaisanciers sont déjà prises. Notre sondeur a rendu l’âme au début de l’été et jusqu’à présent, nous nous sommes débrouillés sans lui, pour ancrer. Les cartes dont nous disposons nous indiquent environ 10 m d’eau, mais l’ancre s’enfonce dans les profondeurs et ce n’est qu’après une longueur de 140 pieds de chaîne filée qu’elle touche le fond. Selon le bruit que fait la chaîne, le fond est rocheux et l’ancre ne croche pas très fort. Mais le temps est calme et le poids de celle-ci et de la chaîne nous maintiennent en place. Nous frappons une ligne d’amarrage sur un anneau planté à cet effet dans un rocher saillant et nous voilà, cul à l’île.

Le soleil plombe, il est 19h00, il fait une chaleur torride et nous plongeons à l’eau pour nous rafraîchir. L’eau est fraîche, mas pas trop froide! C’est vraiment bon. Tout autour des parois rocheuses escarpées et boisées s’élèvent depuis l’eau du fjord et culminent à plus de 2000  mètres au-dessus de nos têtes. Il fait autour de 30 C et c’est un peu surprenant d’être là, dans cette vallée profonde, à contempler les quelques sommets recouverts d’une neige qui ne veut pas fondre!

Au petit matin du jour suivant, nous partons explorer la forêt pluviale dont les arbres sont ornés de mousses qui grimpent en spirales sur leurs écorces et dont les branches sont affublées de longs trainards végétaux. Aux pieds de ceux-ci, des fougères de tous les tons de vert, des bryales et autres mousses forment un tapis végétal qui nous donne l’impression de fouler du pied un sol matelassé. La « Rangers » qui travaille à la conservation de ce parc nous informe que depuis 4 ans, les faibles précipitations estivales mettent en danger la vie de milliers d’arbres plus que centenaires.


Plus loin sur la côte, nous découvrons un ruisseau cascadant entre les gigantesques pins et dont l’eau douce, en plus de nous rafraîchir, nous débarrasse du sel marin accumulé sur notre peau. Le ruisseau est splendide et on y trouve même de petites piscines naturelles d’eau très fraiche, mais combien revigorante par ces chaleurs extrêmes.

Le parc Princess Louisa est sis au fond du fjord du même nom. En plus de la beauté naturelle du fjord, la vedette du parc, celle qui attire de nombreux plaisanciers, est la chute Chatterbox haute de plus de 500 mètres. Elle se trouve à 2 milles nautiques de notre mouillage et c’est en canot pneumatique que nous accédons au quai qui accueille une vingtaine de bateaux de toutes sortes.


Nous sommes à quelques mètres de l’imposante chute lorsque le soleil déborde des sommets à l’Est et darde quelques rayons furtifs sur les diaphanes gouttelettes d’eaux. Magie! Le panorama se met à vivre plus intensément, les couleurs jaillissent tout autour et décrivent de façon plus précise le paysage environnant. 

Comme l’avait écrit Erle Stanley Gardner, « C’est plus que beau. C’est sacré! »


En savoir plus

Tofino

14 Août 2018 | 0 Commentaire | Dernière publication

De Vancouver nous retournons à Nanaimo sous voile. Sitôt arrivés, nous trouvons une voiture de location à un prix raisonnable et réservons la seule nuitée disponible à l’auberge «Whalers On The Point Guess» de Tofino. Située sur la côte ouest de l’île de Vancouver à 220 km de Nanaimo, cette petite ville est un incontournable pour ses grandes plages de sables fins. Dès notre arrivée, nous débarquons à «Long Beach» une plage de plusieurs kilomètres de long réputée pour le surf. 

L’eau est froide, je dirais même frette et le vent frisquet, sous le soleil nappé de brouillard. En cette fin de journée, plusieurs surfeurs, bien équipés de combinaisons en Néoprène, s’en donnent à coeur joie dans ces vagues qui déferlent longuement pour terminer leurs courses sur le sable blanc de la plage. 


L’auberge offre un accueil fort sympathique. Au petit matin, nous avons droit à un muffin et du café servis à la salle à manger dont de grandes fenêtres donnent une vue splendide sur la mer. Autour de nous, des gens venus de partout s’attablent et nous lions facilement connaissance. Ils viennent pour profiter des nombreuses activités que propose Tofino; kayak, randonnées, cours de surf, restaurants. De notre côté, nous n’aurons pas le temps de tout faire en deux jours! Nous reviendrons possiblement l’année prochaine pour faire une balade sur l’ile voisine où un guide amérindien décrit l’importance que tient la forêt, la montagne et la nature dans la vie de son peuple.

En attendant, allons voir la plus petite plage, la Chesterman Beach, pour filmer quelques visiteurs s’initiant au « stand up paddel », planche sur laquelle on se tient debout avec une rame. Surprise! le premier ministre en personne et sa famille s’y trouvent. On nous demande poliment de ne pas filmer du côté sud de la plage, car Justin et sa conjointe font du surf et toute la famille profite de la plage pour leurs vacances estivales. On comprend!

En après-midi, nous reprenons la route vers Nanaimo. Nous ferons quelques arrêts pour marcher en forêts et s’imprégner de la paix qui y règne et pour contempler des arbres gigantesques vieux de plusieurs centaines d’années. Au parc de Cathedral Grove, le plus vieux pins Douglass a 800 ans, mesure 75 mètres et fait 9 mètres de circonférence.


Bientôt, la fraicheur du bord de mer de Tofino fait place à la canicule dès que la chaîne de montagnes centrale est passée et que la route amorce sa descente vers la côte Est de l’île de Vancouver. Quelques minutes de nage dans une rivière qui prend sa source tout près dans un lac de montagne nous rafraichiront pour le reste de l’après-midi. 

Le retour au bateau se fait dans l’esprit du travail accompli car nous revenons avec de belles images, de belles rencontres et de beaux souvenirs.

 

 

En savoir plus

Vancouver la suite.

4 Août 2018 | 0 Commentaire | Dernière publication

Pour nous qui voyageons de par le monde en voilier, les grandes villes ne sont pas des escales habituelles. Il y a bien eu New York en 1999 et 2004 ainsi que Sydney en 2002-2003, sinon les coins moins habités ont été des escales plus fréquentes.

Après des semaines à explorer des mouillages calmes et déserts, nous voilà à Vancouver. La proximité de cette grande ville et l’omniprésence de ces tours de verres nous donnent un peu le tournis! Nous aurons besoin de quelques jours d’adaptation! Balthazar est ancré au centre-ville, dans False Creek, où toute la ville est accessible à pied ou en transport en commun.Vancouver offre beaucoup de choses à découvrir! Cette recherche de nouvelles expériences est excitante. 


Autour de nous, la population est très active, encouragée par les infrastructures mises en place et par une météo au beau fixe. Aux abords du centre-ville, des pistes sont aménagées pour les cyclistes et pour les piétons. Nous évoluons côte à côte, chacun gardant son chemin. On se plait à faire de grande marche sur ces chemins qui longent la baie et croisent plusieurs parcs. Mais attention lorsqu’on traverse la voie réservée aux cyclistes, car ils sont nombreux et rapides. Heureusement, la plupart de ceux-ci s’arrêtent dès qu’on fait mine de traverser, tout comme les voitures d’ailleurs.

On en profite pour aller partout. On veut tout voir! D’abord Granville Island, son marché et ses activités du premier juillet, fête du Canada. Puis le musée Maritime, le Jardin botanique, le quartier chinois et le jardin Dr Sun Yat-Sen, le quartier de Gastown, Grouse Mountain et la vue sur le grand Vancouver, la plage de Kitsilano et son tournoi international de volley-ball, sans oublier le musée maritime et celui d’Anthropologie. De plus, nous embarquons et filmons les petits bateaux de la compagnie Aquabus dont les sillages s’entrecroisent sans fin dans False Creek. Ils transportent des milliers de gens tous les jours d’une rive à l’autre offrant plusieurs stations d’embarquement dans cette baie qui se termine en cul-de-sac au bout de 3  km.


Sac sur le dos, nous escaladons, haletants, un dénivelé impressionnant pour atteindre le sommet. Hé oui! Il faut bien faire le lavage de temps à autre et la buanderie est sise tout là-haut sur Oak street. Le jour suivant le Seawall, sentier pour piétons et bicyclettes, nous accueil   pour un tour du parc Stanley et pour la soirée de tam-tam sur la Third beach. Ensuite une visite à la compagnie de poisson locale, un arrêt au resto de fish-and-ships (miam miam), une dégustation de cocktails à la distillerie Liberty… hic! et voilà trois semaines sont passées.

En savoir plus

Archives

Août (3)

Juin (2)

Mai (2)

Carnet de voyage - Passage du Nord-Ouest Suivez le Passage du Nord-Ouest par GPS à partir de l'été 2012
L'envie de découvrir la «nordicité» nous appelle à naviguer l'océan
Glacial Arctique à la découverte des côtes du Labrador, du Groenland, du passage du Nord-Ouest (...)
Suivez-nous sur Facebook! Suivez-nous sur Twitter Photos de voyage sur Flickr Vidéos de voyage sur YouTube
Carnet de voyage - Passage du Nord-Ouest
 
  • Formations
    Partir et vivre sur l'eau
    Table des matières
 
 
 
 
  • Presse
    Presse écrite
    Radio et télévision
    Conférences
 
En 2012-2013, une navigation à la voile de Gaspé jusqu’à la mer de Béring à la rencontre des peuples du Nord. En Alaska depuis 2013.
Balthazar - Un tour du monde en famille
De 1999 à 2004 un tour du monde en famille de 5 ans. Un voyage à bord du voilier Balthazar sur 3 océans et 34 pays. Une ouverture sur le monde en respect et en harmonie avec la nature.

Dernières nouvelles

0 commentaires




> Voir toutes les nouvelles